Gestion des notes de frais
Repas d’affaires : guide complet pour comprendre règles, fiscalité et bonnes pratiques
Le 11 février 2026
Modifié le 12 février 2026
Qu’est-ce qu’un repas d’affaires ?
Définition et objectifs (business, networking, cohésion)
Un repas d’affaire est une dépense engagée par l’entreprise pour inviter des partenaires professionnels au restaurant. Contrairement à un repas personnel, il doit impérativement avoir un caractère professionnel justifié, pour être ensuite remboursé via une note de frais.
L’objectif principal est de servir l’intérêt de l’entreprise. Cela peut prendre plusieurs formes :
- Business et prospection : Convaincre un prospect, négocier un contrat ou lancer un partenariat.
- Networking : Entretenir son réseau professionnel et sa visibilité sur le marché.
- Cohésion : Renforcer les liens lors d’un repas d’équipe ou célébrer une réussite interne.
Qui peut participer à un repas d’affaires ?
Les convives éligibles ne se limitent pas aux clients externes. Peuvent participer :
- Les clients actuels et prospects.
- Les fournisseurs et partenaires stratégiques.
- Les collaborateurs de l’entreprise (dans le cadre de réunions de travail ou de séminaires).
- Les dirigeants et gérants (sous conditions strictes de justification).
Il est essentiel de toujours pouvoir justifier la présence de chaque invité par rapport à l’activité de l’entreprise.
Les différents types de repas professionnels
Pour s’y retrouver, voici une synthèse des principaux cas de figure rencontrés en entreprise :
| Type de repas | Contexte | Objectif principal |
| Le déjeuner d’affaires | Le plus fréquent, souvent le midi. | Négociation, suivi de projet, relation client. |
| Le dîner d’affaires | Plus formel ou protocolaire. | Clôture de contrat, célébration, invités VIP. |
| Le petit-déjeuner | Format court et dynamique. | Networking, présentation rapide avant le travail. |
| Le repas d’équipe | Interne à l’entreprise. | Motivation, cohésion, intégration de nouveaux salariés. |
Repas d’affaires et fiscalité : ce que dit la loi
La gestion fiscale des dépenses de restauration est souvent source d’erreurs. Pour l’administration, la règle d’or est la transparence et le lien direct avec l’intérêt de l’exploitation.
Il n’existe pas de limite officielle ou légale quant au nombre de repas d’affaires qu’une entreprise peut organiser ou rembourser par mois. Cependant, certaines règles et bonnes pratiques doivent être respectées pour éviter tout problème lors d’un contrôle fiscal ou URSSAF ou être jugés comme « abus manifeste ».
L’abus manifeste peut être considéré comme un avantage en nature, selon le BOSS : « Dans tous les cas, il est admis qu’il n’y a pas abus manifeste lorsque le salarié bénéficie d’un repas d’affaires par semaine ou cinq repas par mois. Lorsque ce quota est dépassé, et que les missions du salarié ne justifient pas leur nécessité professionnelle, les repas sont considérés comme des avantages en nature. »
Déductibilité et remboursement des frais de repas
Pour plus de détails, vous pouvez consulter la référence officielle sur le site du BOSS : Frais professionnels – Repas d’affaires.
Pour que l’entreprise puisse déduire la dépense de son résultat imposable et récupérer la TVA (sous conditions), la facture doit être « raisonnable » et justifiée. Les frais professionnels liés aux repas sont déductibles si :
- Ils sont exposés dans l’intérêt de l’entreprise.
- Ils sont dûment justifiés par une facture originale.
- Ils ne sont pas excessifs.
Frais de repas pour invitation client : règles spécifiques
Lorsque vous invitez un client, la totalité de la facture est généralement prise en charge par l’entreprise. C’est une charge d’exploitation classique. Attention cependant aux abus : des repas trop fréquents ou luxueux sans contrepartie économique évidente peuvent être requalifiés par l’administration fiscale.
Plafonds et limites URSSAF à respecter
L’URSSAF surveille de près ces frais pour éviter qu’ils ne masquent des compléments de salaire déguisés. Une fréquence trop élevée ou des montants disproportionnés pourraient attirer l’attention des contrôleurs.
- Repas d’affaires : Il n’y a pas de plafond strict tant que le caractère professionnel est prouvé et le montant non excessif.
- Indemnités de repas : Pour les salariés en déplacement qui ne peuvent regagner leur domicile, des limites d’exonération existent (panier repas).
Pour éviter tout risque lors d’un contrôle, assurez-vous de respecter les règles de la note de frais URSSAF.
Cas particuliers (indépendant, salarié en déplacement, dirigeant)
- Salarié en déplacement : Si un collaborateur est en déplacement professionnel, ses repas seuls sont remboursés selon les frais réels ou au forfait, dans les limites des barèmes.
- Indépendants et Gérants d’EURL : Les règles sont plus strictes. Le dirigeant doit prouver que le repas n’est pas une dépense personnelle. Si le repas est pris seul, la déductibilité est limitée à la part excédant le coût d’un repas pris à domicile, dans une limite fixée chaque année par l’administration.
Repas d’affaires : sont-ils obligatoirement pris en charge par l’entreprise ?
Oui, dès lors que le caractère professionnel est établi. Le remboursement par l’employeur est la norme, soit via le remboursement d’une note de frais, soit par l’utilisation d’une carte corporate. Si l’entreprise ne rembourse pas ces frais alors qu’ils ont été engagés pour ses besoins, elle s’expose à des litiges prud’homaux.
Avantage en nature : quand un repas sort du cadre des frais déductibles
Attention à la requalification en avantages en nature. Si un employeur paie régulièrement les repas de ses salariés sans justification de déplacement ou de contrainte professionnelle (réunion, client), cela constitue un avantage en nature nourriture. Cet avantage doit alors être soumis à cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu.
Digitalisation et outils de gestion des repas d’affaires
La gestion manuelle des notes de frais est chronophage et source d’erreurs. Heureusement, la technologie simplifie ces processus.
Avantages des logiciels de notes de frais pour automatiser la gestion
Les solutions modernes comme Cegid Notilus transforment la gestion des repas d’affaires. Grâce à la technologie OCR (reconnaissance optique de caractères) :
- Le collaborateur prend une photo de son ticket de restaurant avec son smartphone.
- L’application extrait automatiquement la date, le montant, la TVA et le nom du restaurant.
- Le collaborateur ajoute simplement le nom des invités.
- La dépense est envoyée en validation instantanément.
Suivi comptable et gain de temps pour l’entreprise
Pour le service financier, l’automatisation permet :
- Un contrôle automatisé des plafonds et des règles de dépenses.
- Une récupération de TVA optimisée et sécurisée.
- Un archivage à valeur probante qui supprime le besoin de stocker les tickets papier.
Cela libère un temps précieux pour se concentrer sur l’analyse et le pilotage des coûts plutôt que sur la saisie de données.
Vers une approche responsable des repas professionnels
Intégrer la RSE dans le choix du lieu de restauration
La politique de frais peut aussi refléter les valeurs de l’entreprise. Encourager le choix de restaurants locavores, bio ou engagés dans une démarche durable participe à votre stratégie RSE.
Les bonnes pratiques pour des repas éthiques et durables
- Privilégier les établissements proches pour limiter les transports (ou s’y rendre en mobilité douce).
- Lutter contre le gaspillage alimentaire en commandant des quantités raisonnables.
- Favoriser les restaurants d’insertion ou solidaires pour vos repas d’équipe.
Organiser un repas d’affaires
Réussir un déjeuner d’affaires ne s’improvise pas. C’est un exercice d’équilibre entre détente entre convives et professionnalisme.
Bien préparer son repas d’affaires
- Le choix du restaurant : Optez pour un lieu calme qui permet la discussion. Évitez les endroits trop bruyants ou les tables trop serrées.
- Les invitations : Prévenez vos invités suffisamment à l’avance et confirmez le rendez-vous la veille. Vérifiez leurs éventuelles restrictions alimentaires.
- Le budget : Définissez un budget en amont et rapprochez-le de la carte ou du menu du lieu choisi, pour éviter les mauvaises surprises au moment de l’addition.
Codes et usages à respecter pendant le repas
Les bonnes manières…
Voici une liste des bonnes manières et pratiques à adopter pour une étiquette irréprochable :
À faire ✅
- Laisser le client ou l’invité choisir sa place (souvent face à la salle ou à la vue).
- Mettre son téléphone en mode silencieux et hors de la table.
- Attendre que tout le monde soit servi pour commencer à manger.
- Rester modéré sur la consommation d’alcool.
- Commencer par quelques sujets légers (actualité neutre, secteur, événement du jour), puis venir progressivement au business.
À éviter ❌
- Aborder les sujets qui fâchent (politique, religion) sauf si vous connaissez très bien votre interlocuteur.
- Commander les plats les plus chers de la carte de manière ostentatoire.
- Forcer la discussion business avant que la commande ne soit passée.
Les erreurs fréquentes à éviter
L’erreur la plus courante est de considérer le repas comme du temps libre. C’est un temps de travail. Une autre erreur est de négliger la justification administrative : perdre le ticket ou oublier de noter le nom des déjeuners d’affaires est une perte sèche pour l’entreprise (TVA non récupérable, risque URSSAF).
Comment conclure efficacement un repas d’affaires ?
Le règlement de l’addition doit se faire discrètement, idéalement loin de la table si possible, ou rapidement sans débat sur « qui paie quoi ».
Après le repas d’affaires :
- Envoyer un message ou un court mail de remerciement, en rappelant éventuellement le point clé ou la suite à donner.
- Si des décisions ou actions ont été évoquées, les confirmer par écrit (compte-rendu, mail de suivi).
FAQ sur les repas d’affaires
Quel est le montant maximum pour un repas d’affaires ?
Il n’existe pas de plafond légal strict, mais le montant doit être « raisonnable » par rapport à l’activité de l’entreprise. Des dépenses excessives peuvent être rejetées par le fisc.
Dois-je garder le ticket de caisse du restaurant ?
Oui, c’est obligatoire pour justifier la dépense et récupérer la TVA. Avec une solution digitalisée, la photo du ticket stockée dans un coffre-fort numérique a la même valeur légale que le papier.
L’alcool est-il remboursé lors d’un repas d’affaires ?
Oui, s’il est consommé avec modération lors d’un repas. Cependant, l’entreprise peut définir une politique interne plus stricte pour limiter ou interdire le remboursement de l’alcool.
Puis-je inviter mon conjoint à un repas d’affaires ?
En principe, non. La part du repas du conjoint est considérée comme une dépense personnelle, sauf si sa présence présente un intérêt commercial direct et démontrable pour l’entreprise.
Quel est le montant des paniers repas URSSAF pour 2026 ?
Les plafonds URSSAF pour les frais de repas ont été ajustés. Voici les montants actualisés dans notre article dédié : Limites et plafonds fiscaux des frais de déplacement
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Comment gérer les frais de repas d’affaires en pratique ?
La note de frais repas : mentions obligatoires et justificatifs acceptés
Pour être valide, une note de frais de restaurant doit être accompagnée d’un justificatif (facture) comportant :
Important : Au verso de la facture ou dans votre logiciel, vous devez impérativement noter les noms des convives (invités et salariés) et le nom de l’entreprise invitée. Sans ces informations, la déduction fiscale est impossible.
Vous pouvez utiliser un modèle de note de frais pour standardiser ce processus.
Qui règle l’addition lors d’un repas d’affaires ?
En règle générale, c’est la personne qui invite (le représentant de l’entreprise hôte) qui règle l’addition.
Comment comptabiliser les repas d’affaires ?
Les pièces comptables doivent être conservées rigoureusement (pendant 10 ans pour les pièces comptables, 3 ans minimum pour les justificatifs fiscaux, bien que la digitalisation permette un archivage sécurisé également appelé archivage à valeur probante). En comptabilité, ces frais sont enregistrés dans les comptes de charges (généralement le compte 6256 « Missions » ou 6257 « Réceptions »).
Une bonne gestion des frais professionnels implique de vérifier systématiquement la cohérence entre le montant, la date et l’agenda du collaborateur pour éviter les doublons ou la fausse note de frais.
Retrouvez dans notre dossier sur les notes de frais de restaurant le chapitre dédié à la comptabilisation et au traitement fiscal