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Les enjeux et inquiétudes des DAF des PME françaises en 2026 : le regard expert de Parthena Consultant

25 février 2026

12 min
La transition numérique n'est plus une option pour les PME françaises. Le contexte est marqué par une forte pression réglementaire, notamment avec la généralisation de la facturation électronique, et par une nécessité impérieuse de sécurisation des données face à la montée des cybermenaces. Le rôle du DAF est en train de changer et l'enjeu est double : assurer une conformité stricte tout en pilotant la performance dans un environnement économique incertain. Passer de la gestion financière traditionnelle à un rôle de Business Partner stratégique soulève de réelles inquiétudes pour les DAF : obsolescence des outils actuels, manque de ressources internes et complexité des processus de migration.

Pour décrypter ces défis et identifier des solutions concrètes, nous avons fait appel à l'expertise de Parthena Consultant, partenaire intégrateur de référence des solutions Cegid. Au contact quotidien de ces réalités terrain, Luc Chassagnon, Chef de Marché Cegid XRP Flex chez Parthena Consultant, et Marc Temprano, Directeur Commercial Cegid XRP Flex, nous livrent leur vision sur les inquiétudes des DAF et, surtout, les leviers d’action pour transformer ces contraintes en opportunités.

La transformation digitale des PME françaises, quels sont les défis qui redéfinissent le rôle du DAF ?

Les DAF font face à des enjeux croissants de maîtrise des coûts, de conformité et d’anticipation. La digitalisation des PME devient incontournable pour rester compétitives. Les DAF ont compris qu’automatiser les processus et sécuriser les flux avec un ERP moderne et centralisé était indispensable pour se concentrer sur leur rôle stratégique et piloter avec fiabilité et agilité.

 

Changement d’ERP : comprendre les déclencheurs

« Les entreprises nous contactent rarement avec la simple volonté de changer d’ERP, il y a toujours un fait déclencheur sous-jacent. » souligne Marc Temprano.

Effectivement, changer d’ERP est un processus long et complexe, rarement motivé par un simple confort. Cette démarche répond souvent à des besoins précis et pressants, qu’ils soient internes ou externes :

  • Facteurs internes : La croissance de l’entreprise rend l’outil existant obsolète. Les données deviennent non fiables, créant un flou dangereux pour le pilotage.
  • Facteurs externes : Obsolescence technologique (arrêt de maintenance) ou contraintes réglementaires imposant un changement.

Mais aujourd’hui, les raisons techniques ne sont plus les seules à motiver cette transformation, comme l’explique Luc Chassagnon : « Autrefois, le changement d’outil était principalement motivé par des raisons techniques. Aujourd’hui, la démarche est aussi stratégique. L’ERP est désormais identifié comme la ‘colonne vertébrale’ de l’organisation, l’outil indispensable pour piloter la croissance et l’évolution de l’entreprise. »

En bref

Un ERP moderne et centralisé apparait désormais comme un levier clé pour :

  • Simplifier et sécuriser la gestion financière.
  • Consolider les données issues de systèmes hétérogènes.
  • Offrir une vision claire et unifiée des performances de l’entreprise.

Quels sont les défis des DAF ?

L’ERP finance ne doit plus être une brique isolée mais le garant d’une donnée fiable. C’est souvent le DAF qui porte ce sujet, car c’est lui qui constate les incohérences en bout de chaîne et qui a besoin de visibilité pour rassurer la direction générale et les partenaires financiers.

Marc Temprano

Directeur Commercial Cegid XRP Flex, Parthena Consultant

En 2026, l’ERP n’est plus perçu comme un simple outil de gestion ou de comptabilité. La fonction financière prend une place centrale, et à cela s’ajoute trois grandes préoccupations :

1. La pression de la Réforme de la Facturation Électronique (RFE)

Ce n’est plus une échéance lointaine. La RFE impose une refonte complète des processus de facturation et de collecte, créant une pression accrue sur les DAF de s’équiper d’un outil conforme aux nouvelles exigences réglementaires.

2. La fiabilité des données

Avec la multiplication des outils, l’information devient fragmentée. Les risques d’erreurs de saisie ou de données incomplètes compliquent le pilotage.  » Les DAF et la plupart des décideurs veulent maintenant digitaliser au maximum leurs process » ajoute Luc Chassagnon.

3. Les risques opérationnels

L’incertitude économique et la croissance rapide mettent les systèmes actuels sous tension. Les équipes s’épuisent sur des tâches manuelles qui ne suivent plus le rythme de l’activité croissante. Les DAF ont besoin d’outils agiles et capables d’automatiser les tâches répétitives.

 

Comment les DAF redéfinissent leur rôle avec l’ERP ?

Pour répondre à ces défis, les DAF jouent un rôle de plus en plus stratégique dans la structuration des processus et la sécurisation du développement. Ils recherchent des solutions ERP :

  • Hébergées dans le cloud pour limiter les investissements en infrastructure.
  • Interopérables avec d’autres systèmes pour une gestion fluide.
  • Dotées de fonctionnalités avancées et de données en temps réel pour un pilotage précis et agile.

Ils ne cherchent plus seulement à gérer leur comptabilité, ils cherchent des logiciels avec des fonctionnalités avancées, des données en temps réel.

Luc Chassagnon

Chef de Marché Cegid XRP Flex, Parthena Consultant

La digitalisation et le choix d’un ERP performant sont deux éléments indispensables pour permettre aux PME de relever leurs défis opérationnels et réglementaires, tout en offrant aux DAF les outils nécessaires pour piloter la croissance de manière fiable et agile.

 

L’évolution du DAF : un chef d’orchestre stratégique

Portrait du DAF 2026 : de financier à Business Partner

Le rôle du DAF au sein des PME subit une mutation profonde. Il n’est plus seulement le gardien du temple financier : « c’est un profil « multi-casquettes ». Il porte la gestion financière, la gestion du système d’information, la décision d’achat ou encore de la logistique… Il a toute la société en face de lui. Aujourd’hui, le DAF prend des décisions vraiment pour tout le monde. » observe Luc Chassagnon.

Cette évolution positionne le DAF comme un réel Business Partner et chef d’orchestre. Son périmètre intègre désormais :

  • Le management des risques et des équipes : une vision transversale de l’organisation.
  • Le leadership technologique : « Il est surprenant et positif de voir que ce sont maintenant les DAF qui nous contactent, et sont chargés du projet de migration. Ils prennent le leadership complet de la transformation digitale de leur entreprise. Ils dépassent leur périmètre financier pour devenir de véritables moteurs du changement, ce qui n’était pas le cas avant. » explique Marc Temprano.

 

Les points de tensions de ce nouveau rôle

Cette polyvalence nouvelle expose le DAF à des paradoxes structurels. Pour réussir sa mission de Business partner, il doit naviguer entre des attentes parfois contradictoires :

  • Exigence de rentabilité : La direction impose souvent une démonstration de ROI rapide sur les investissements technologiques.
  • Manque de ressources : Le déploiement de nouveaux outils se heurte fréquemment à des contraintes budgétaires ou humaines.
  • Conduite du changement : Au-delà de l’aspect technique (API, processus), le plus grand défi reste d’entraîner l’organisation dans une évolution culturelle durable, nécessitant une communication fluide entre les métiers et les prestataires informatiques.

Les enjeux prioritaires pour 2026

Pour réussir cette transition digitale, les entreprises du mid-market doivent concentrer leurs efforts sur des axes stratégiques clairs. Marc et Luc identifient ainsi cinq priorités fondamentales pour les mois à venir :

1. Conformité et anticipation règlementaire : la RFE

La RFE dicte le tempo. La priorité est de mettre en place les outils capables de recevoir et d’émettre des factures électroniques nativement, sans bricolage.

 

2. Qualité et centralisation de la donnée

La fiabilité de la donnée devient le levier de confiance n°1. Pour décider, la direction a besoin d’une vision unifiée, loin des fichiers Excel éparpillés, et de données fiables en temps réel pour décider.

 

3. Automatisation & productivité

Face à la transformation des métiers financiers, l’automatisation est la seule réponse viable. Supprimer la saisie manuelle, automatiser le rapprochement bancaire ou la génération des écritures permet de redéployer la bande passante des équipes sur le pilotage et l’analyse.

 

4. Sécurité, une nouvelle frontière

Il faut arrêter les outils disparates, protéger les données et les accès grâce à un outil moderne et robuste. « Maintenant, les entreprises ont besoin d’une solution collaborative, robuste, fiable, évolutive et sécurisée. » insiste Luc Chassagnon.

 

5. Agilité et adaptation sectorielle

Chaque secteur a ses propres « douleurs » et il faut les prendre en compte. Par exemple :

  • Négoce : Optimisation des flux logistiques, visibilité des stocks en temps réel et gestion de l’omnicanalité pour répondre aux exigences du e-commerce.
  • Services (ESN) : Pilotage précis de la rentabilité par projet, gestion optimisée du taux d’occupation et suivi rigoureux des temps passés.

L’enjeu est d’avoir un outil agile, capable de s’adapter à ces spécificités métiers, aux évolutions du marché et à la croissance de l’entreprise.

De la peur à l’adhésion, comment gérer la digitalisation avec efficacité ?

Craintes vs enthousiasme : gérer le facteur humain

Lorsque l’on parle de Cloud ou de SaaS, l’inquiétude majeure concerne la souveraineté et la sécurité des données : « Où sont mes données ? Qui y a accès ? ». C’est une réaction saine. Cependant, la pédagogie transforme cette inquiétude. Les DAF réalisent vite qu’un éditeur industriel comme Cegid sécurise mieux leurs données qu’un serveur local vieillissant.

À l’inverse, qu’est-ce qui fait briller les yeux des DAF lorsqu’on parle de cloud ? Selon Luc et Marc :

  • L’accessibilité et l’ergonomie : « Quand l’ergonomie plaît, ça renvoit une image de simplicité. »
  • L’immédiateté : Des tableaux de bord natifs, sans retraitement, centralisés : « C’est le pilotage de la donnée, c’est la data en temps réel. » Explique Marc. « Et le fait que tout soit centralisé », ajoute Luc.
  • L’automatisation : Voir des heures de saisie disparaître : « C’est tout ce qui peut faire gagner du temps, faire aller plus vite », précise Marc.

 

Auditer les « douleurs »

« Ecouter et comprendre les enjeux et les douleurs de nos clients ou futurs clients est indispensable avant de proposer la moindre solution technique », souligne Marc Temprano. Pour Parthena Consultant, la réussite d’un projet ERP repose sur une phase d’audit rigoureuse centrée sur l’écoute active des problématiques opérationnelles :

  • Identification des pertes de temps : Repérer les tâches chronophages et les processus manuels qui freinent la productivité globale.
  • Analyse des zones d’erreurs : Détecter les ruptures dans la chaîne d’information où le risque de saisie multiple ou d’inexactitude est élevé.
  • Priorisation des besoins : Distinguer les fonctionnalités essentielles des demandes secondaires pour garantir un déploiement efficace.

L’objectif de cette démarche est double : s’appuyer au maximum sur les standards natifs de l’outil pour assurer sa pérennité, tout en paramétrant avec précision les flux critiques propres au métier du client. En isolant ces « douleurs » dès le départ, l’entreprise transforme l’implémentation de l’ERP en un véritable levier de performance stratégique.

 

Focus organisationnel

« Les entreprises ne sont pas toujours prêtes en termes d’organisation interne, » note Marc.

Un projet ERP ne se résume pas à une simple installation logicielle, sa réussite dépend avant tout de la clarté des rôles et des responsabilités au sein de l’entreprise. Il est donc impératif de définir précisément « qui fait quoi » et « qui valide quoi » avant même de commencer le paramétrage de l’outil. Cette clarification des processus internes permet d’éviter les blocages et les incompréhensions durant la phase de déploiement.

Pour y parvenir, la mobilisation des équipes est essentielle. « Le chef de projet n’est pas un key user de tous les services. Donc il faut obligatoirement qu’il s’appuie sur les experts internes, » explique Luc. Ces experts métier, ou « key users », sont les garants de la pertinence des processus configurés dans l’ERP. Leur implication active assure que la solution répondra véritablement aux besoins du terrain et favorisera son adoption par l’ensemble des collaborateurs.

Consulter notre guide pour vous aider à créer votre cahier des charges et à définir les rôles de chacun

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Le choix du bon outil

Pour sélectionner une solution capable de soutenir durablement votre croissance, deux critères sont essentiels :

  1. L’architecture Cloud native (SaaS) : Un logiciel en ligne garantit une accessibilité totale, partout et à tout moment, sans infrastructure serveur locale. Ce modèle assure des mises à jour automatiques et une sécurité des données renforcée par l’éditeur. C’est aussi l’assurance d’un outil flexible qui s’adapte à l’évolution du nombre d’utilisateurs.
  2. L’ouverture et la connectivité (API) : C’est un atout technologique décisif. La capacité à connecter facilement l’ERP à un WMS spécialisé, un CRM ou un outil métier permet de construire un écosystème performant. Pour un DAF, c’est la garantie d’un outil pérenne qui ne deviendra pas une prison technologique.

L’ERP Cegid XRP Flex répond à ses exigences et est spécialement conçu pour les PME. « Le périmètre du logiciel est large et couvre l’ensemble des fonctions standards. Son interface moderne en full web offre une expérience utilisateur fluide. », explique Marc.

La force de Cegid XRP Flex réside également dans sa nature composable. « Le logiciel évolue avec la croissance de l’entreprise. On peut ajouter un utilisateur ou un module fonctionnel à tout moment, permettant ainsi de voir plus loin sans contrainte technique, » ajoute Luc.

Un ROI concret et mesurable

Au-delà de la technologie, Cegid XRP Flex génère des gains de productivité immédiats. Luc Chassagnon illustre ce retour sur investissement par un cas client significatif : « Une société mobilisait auparavant deux collaborateurs pendant 10 jours par mois pour traiter sa facturation. Après le déploiement de Cegid XRP Flex, cette tâche ne nécessite plus qu’une seule personne sur 2 jours seulement. »

Les conseils des experts Parthena Consultant pour réussir votre transition

Pour réussir cette transition et aborder 2026 avec sérénité, voici les conseils des experts Parthena :

  • « Structurez votre SI » : L’accumulation de logiciels crée des silos de données qui freinent la performance. La première étape consiste à cartographier votre architecture existante pour identifier les redondances et les goulets d’étranglement. L’objectif est de tendre vers un SI unifié où l’information circule de manière fluide et cohérente. Une solution ERP moderne comme Cegid XRP Flex est conçue pour centraliser les données et éliminer ce « millefeuille » applicatif.
  • « Pensez pilotage stratégique et pas juste opérationnel » : Utilisez les données centralisées et en temps réel pour analyser la performance, anticiper les tendances et prendre des décisions stratégiques éclairées. Votre fonction Finance devient alors un véritable partenaire de la croissance.
  • « Préparez les éléments internes pour le changement » : Le succès d’un projet de transformation digitale repose avant tout sur l’adoption par les collaborateurs. Préparez vos équipes avec une communication transparente sur les objectifs du projet, mais surtout par des formations adaptées aux nouveaux outils et processus. Impliquer les équipes dès le début du projet favorise leur adhésion et garantit une transition en douceur.
  • « Anticipez pour ne pas avoir à subir les changements » : La réforme de la facturation électronique est un projet d’envergure qui ne s’improvise pas. En anticipant, vous vous donnez le temps de choisir la bonne solution, de la déployer sereinement et de préparer vos équipes. Vous transformez ainsi une contrainte en un avantage concurrentiel.

En résumé, la fonction Finance des PME est à un tournant stratégique où les défis actuels deviennent des leviers de transformation. Pour réussir cette mutation et passer d’un rôle de support à celui de partenaire de croissance, l’adoption d’un nouvel ERP devient le pilier central de votre transition digitale.

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