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Finance & Fiscalité

Gestion fiscale en entreprise : les chiffres clés qui expliquent la transformation du métier

5 novembre 2026

11 min

L'essentiel

La gestion fiscale change de visage. La digitalisation est devenue une priorité pour 86 % des responsables fiscalité et finance, mais les équipes passent encore 53 % de leur temps sur des tâches routinières, 91 % se heurtent à des silos de données et 38 % du temps dédié à la fiscalité part uniquement dans la collecte des données. Pendant ce temps, 87 % attendent de la fonction fiscale qu’elle soutienne la stratégie de l’entreprise, alors que les budgets restent très largement tournés vers l’externalisation (25 % et 21 %) plutôt que vers la technologie (seulement 5 %). Ces chiffres racontent pourquoi les entreprises cherchent à reprendre le contrôle de leur fiscalité, sans pour autant se passer de leur expert-comptable.

Jusqu'à présent, externaliser sa gestion fiscale auprès d'un expert-comptable représentait le choix le plus simple, voire le plus rassurant. Un interlocuteur de confiance, une expertise pointue, une tranquillité d'esprit sur les obligations déclaratives : ce modèle a fait ses preuves pendant des décennies. 


Mais la donne commence à changer. La multiplication des données à traiter, l'accélération des obligations déclaratives et les évolutions réglementaires permanentes poussent de plus en plus d'entreprises à vouloir plus de contrôle, de visibilité et d'autonomie sur leur fiscalité. Ce n'est pas un hasard : 97 % des clients Cegid déclarent avoir déjà rencontré au moins l'un de ces défis dans leur gestion fiscale (selon l'étude réalisée par OpinionWay en juillet 2025). 


Les entreprises se tournent de plus en plus vers les outils spécialisés. Mais adopter un logiciel de gestion fiscale n'a pas vocation à remplacer l'expert-comptable. Son rôle est différent et complémentaire : permettre à l'entreprise de reprendre en main une partie de sa fonction fiscale, d'automatiser les tâches les plus chronophages et de redonner à ses équipes le temps nécessaire pour analyser, anticiper et conseiller la direction. 


Voici les chiffres qui expliquent pourquoi tant d'entreprises font évoluer leur façon de gérer leur fiscalité, notamment via des solutions fiscales. 

86 % des responsables fiscalité et finance priorisent la donnée, l’IA et la technologie

Selon l’étude 2025 Tax and Finance Operations Survey, réalisée par EY, 86 % des responsables fiscalité et finance placent la donnée, l’intelligence artificielle et la technologie parmi leurs priorités. Et ce chiffre n’est pas isolé, en 2018 déjà, 77 % des directions financières et fiscales avaient conscience de l’importance de la transformation numérique pour leur métier (étude Accenture). La tendance n’a fait que s’accélérer.

Ce chiffre traduit un basculement clair, la digitalisation n’est plus un simple sujet de modernisation, elle devient une priorité de transformation pour la fonction fiscale dans son ensemble. Concrètement, la fiscalité ne peut plus se gérer uniquement à coups de tableaux Excel, d’échanges d’e-mails et de documents transmis au compte-gouttes à un prestataire externe.

Les entreprises veulent des données fiscales : 

  • Accessibles à tout moment, 
  • Fiables,
  • Et surtout, exploitables pour prendre des décisions rapides. 

C’est un changement de posture complet : la donnée fiscale n’est plus perçue comme une contrainte administrative, mais comme un actif que l’entreprise doit pouvoir consulter et analyser elle-même.

D’ailleurs, toujours selon l’étude EY, dans les fonctions fiscales jugées efficaces, 90 % déclarent que leurs données sont centralisées et accessibles, et presque autant que leurs données sont fiscalement qualifiées et disponibles depuis les systèmes sources. Un horizon encore lointain pour beaucoup.

Les équipes fiscales passent encore 53 % de leur temps sur des tâches routinières

Toujours selon EY, les équipes fiscales internes consacrent aujourd’hui 53 % de leur temps à des activités chronophages, alors que l’objectif serait de passer aux alentours de 21 %. À l’inverse, seulement 16 % du temps est aujourd’hui dédié à des activités hautement spécialisées, contre un objectif de 34 %.

Ce déséquilibre s’explique en partie par une réalité très concrète, révélée par l’étude OpinionWay x Cegid : en moyenne, 38 % du temps consacré à la gestion fiscale est uniquement dédié à la collecte des données fiscales. Autrement dit, plus d’un tiers du temps n’est pas de la fiscalité à proprement parler, mais de la logistique de données. Plus largement, plus de la moitié du temps disponible part dans des tâches à faible valeur ajoutée :

  • Calculs répétitifs,
  • Préparation des déclarations,
  • Récupération manuelle des données,
  • Contrôles de cohérence,
  • Suivi des échéances,
  • Veille réglementaire au cas par cas.

Ce déséquilibre pèse directement sur la capacité des équipes à se concentrer sur ce qui compte vraiment : l’analyse, la stratégie et le conseil à la direction. L’automatisation des tâches fiscales routinières n’est donc pas un gadget technologique, c’est une condition qui devient nécessaire pour libérer les équipes.

91 % des fonctions fiscales sont confrontées à des silos de données

Ce chiffre est particulièrement frappant : 91 % des répondants de l’étude EY déclarent avoir des données réparties dans trop d’outils différents, et 79 % pointent l’absence de processus efficaces de gouvernance des données.

Dans la pratique, cela se traduit par des données dispersées, des ressaisies répétées, un manque de traçabilité et une dépendance à de multiples interlocuteurs internes ou externes. Selon l’étude OpinionWay x Cegid, 64 % des prospects réalisent leur analyse de la charge fiscale via des tableaux Excel conçus en interne. Ce mode de fonctionnement alimente directement le problème des silos.

Résultat, il devient très difficile d’obtenir une vision fiscale fiable et actualisée en temps réel, surtout lorsque plusieurs entités ou plusieurs régimes sont concernés.

Un logiciel de fiscalité permet justement de centraliser ces données dispersées et de disposer d’une information structurée, accessible et traçable. Ce n’est pas qu’une question de confort, c’est un levier direct de fiabilisation des déclarations et de réduction du risque d’erreur. Et le risque est bien réel : 19 % des prospects Cegid ont rencontré au moins une irrégularité fiscale au cours des trois derniers exercices, dont les conséquences sont d’abord une surcharge de travail pour les équipes internes, suivie d’intérêts de retard et de pénalités.

Attention toutefois : la performance d’un logiciel fiscal dépend aussi de quelques prérequis : la qualité des données sources, un paramétrage adapté aux processus de l’entreprise et une conduite du changement suffisante pour favoriser l’adoption par les équipes. Pour en savoir plus, découvrez notre comparatif des logiciels de fiscalité.

87 % des responsables attendent de la fonction fiscale qu’elle soutienne la stratégie de l’entreprise

D’après l’étude KPMG Inside global tax functions: Managing today and transforming for tomorrow, 39 % des répondants considèrent comme extrêmement important que la fonction fiscale soutienne la stratégie de l’entreprise. Ils sont 48 % supplémentaires à juger ce rôle important. Au total, c’est donc 87 % des répondants qui attendent de la fonction fiscale une contribution à la stratégie globale.

Ce chiffre fait écho à une autre tendance mesurée par KPMG : 35 % des entreprises déclarent que leur stratégie fiscale est principalement orientée vers la création de valeur, et 24 % vers le rôle de business partner de la direction. Ce qui confirme que la fiscalité est en train de changer de nature. D’une fonction de conformité, elle devient une fonction d’aide à la décision.

Concrètement, cela se traduit par un besoin accru de pilotage, de simulation, d’analyse et d’anticipation, mais aussi par des échanges plus fréquents avec la direction financière et une capacité à répondre rapidement à une demande de la direction générale ou d’un auditeur. KPMG précise également que 54 % des professionnels de la fiscalité identifient la réflexion stratégique comme la compétence numéro un à développer pour atteindre le plein potentiel de la fonction. Plus une entreprise grandit, plus elle a intérêt à disposer directement de ses données fiscales et de ses propres outils de pilotage, plutôt que de dépendre uniquement d’un prestataire externe (expert-comptable ou cabinet) pour obtenir une réponse ou un chiffre clé.

Les entreprises consacrent 25 % de leur budget fiscal à l’externalisation de la conformité

Ce chiffre, également issu de l’étude KPMG, concerne directement les budgets. En moyenne, les fonctions fiscales consacrent 25 % de leur budget à des prestataires externes pour la conformité, et 21 % supplémentaires pour des activités hors conformité. En comparaison, seulement 5 % du budget est consacré à la technologie.

Ce déséquilibre budgétaire fait écho à une réalité de terrain, la majorité des entreprises externalise encore l’intégralité de leur fiscalité.

Le contraste est net entre les entreprises outillées et celles qui ne le sont pas : 53 % des prospects Cegid s’appuient encore sur un expert-comptable externe pour leur gestion fiscale, alors que 69 % de nos clients, équipés d’une solution dédiée, gèrent leur fiscalité exclusivement en interne (étude OpinionWay x Cegid).

L’enjeu n’est en réalité pas de choisir entre externalisation totale et internalisation totale, mais de déterminer précisément ce qui peut réellement rester externalisé. Pour aller plus loin découvrez comment réduire vos frais d’expert-comptable en internalisant une partie de votre fiscalité.

Tous les chiffres en un coup d’œil

Chiffre clé Source
86 % des responsables fiscalité et finance font de la donnée, de l’IA et de la technologie une priorité. EY, 2025 Tax and Finance Operations Survey
53 % du temps est consacré aux tâches routinières, contre 21 % souhaités. EY, 2025 Tax and Finance Operations Survey
38 % du temps fiscal total est dédié uniquement à la collecte de données fiscales. OpinionWay x Cegid, juillet 2025
91 % des répondants sont confrontés à des silos de données, et 79 % ne disposent pas d’une gouvernance efficace. EY, 2025 Tax and Finance Operations Survey
64 % des prospects réalisent encore leurs analyses fiscales sur Excel. OpinionWay x Cegid, juillet 2025
90 % des fonctions fiscales efficaces déclarent disposer de données centralisées et accessibles. EY, 2025 Tax and Finance Operations Survey
39 % jugent extrêmement important que la fonction fiscale soutienne la stratégie de l’entreprise, 48 % important. KPMG, Inside Global Tax Functions, 2023
35 % des entreprises orientent leur stratégie fiscale vers la création de valeur. KPMG, Inside Global Tax Functions, 2023
54 % des professionnels de la fiscalité identifient la réflexion stratégique comme la première compétence à développer. KPMG, Inside Global Tax Functions, 2023
25 % du budget fiscal va à l’externalisation de la conformité, 21 % à l’externalisation hors conformité, contre 5 % à la technologie KPMG, Inside Global Tax Functions, 2023
69 % des clients Cegid gèrent leur fiscalité exclusivement en interne et 53 % des prospects font appel à un expert-comptable externe OpinionWay x Cegid, juillet 2025
19 % des prospects ont rencontré une irrégularité fiscale. OpinionWay x Cegid, juillet 2025

Le logiciel fiscal ne remplace pas l’expert-comptable, il redéfinit les rôles

Mis bout à bout, ces chiffres racontent une même histoire. La priorité donnée à la donnée et à la technologie se heurte à une réalité frustrante : plus de la moitié du temps des équipes fiscales part encore dans des tâches routinières, dont une part significative uniquement pour collecter des données, en grande partie à cause de silos persistants et d’une dépendance aux tableurs Excel.

Pourtant, la fonction fiscale est de plus en plus attendue sur un rôle stratégique, et les entreprises continuent d’investir massivement dans l’externalisation plutôt que dans la technologie. Le véritable enjeu n’est donc pas de se passer de son expert-comptable, mais de reprendre la main sur les opérations fiscales qui peuvent être automatisées et pilotées en interne.

Un logiciel fiscal permet justement de centraliser les données, d’automatiser les calculs et les déclarations, de sécuriser les contrôles et de disposer d’une meilleure visibilité sur sa fiscalité, tout en laissant l’expert-comptable gérer les sujets les plus complexes si besoin.

Comme le résume Jill Schwieterman, EY Global Tax Managed Services Leader, dans l’étude 2025 Tax and Finance Operations Survey : « Les fonctions fiscales et financières doivent apporter davantage d’insights à leurs organisations. Elles ont besoin de nouveaux modèles opérationnels, à la fois adaptatifs et résilients. » (citation traduite de l’anglais au français).

Cegid propose deux solutions adaptées aux différents besoins des entreprises en matière de fiscalité :

  • Pour les PME et ETI, Cegid Tax Flex automatise les obligations fiscales tout en fiabilisant les données, offrant une interface intuitive et modulable qui libère du temps pour des tâches à forte valeur ajoutée.
  • Pour les grands groupes ou les structures plus complexes, Cegid Tax Ultimate répond aux enjeux les plus exigeants avec une gestion et une automatisation avancée des flux fiscaux multi-entités, des outils dédiés à la documentation des prix de transfert et une auditabilité complète.

Les solutions fiscales Cegid garantissent conformité et sérénité, tout en s’adaptant à l’évolution des environnements réglementaires et aux spécificités de chaque organisation.

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Sources 

Etude OpinionWay x Cegid, Pratiques et attentes sur le marché de la fiscalité (juillet 2025), réalisée sur un échantillonnage d’entreprises de 50 salariés et plus, hors secteur public et expertise comptable, dont 190 clients Cegid, sur la base d’un fichier source transmis par Cegid, et 250 prospects constitués selon la méthode des quotas et redressé sur les critères de taille d’entreprise, de secteur d’activité et de région. 

Etude EY, 2025 Tax and Finance Operations Survey 

Etude KPMG 2023,Inside global tax functions: Managing today and transforming for tomorrow 

Etude Accenture, The CFO Reimagined: From Driving Value to Building the Digital Enterprise(septembre 2018) 

FAQ – Questions fréquentes sur la gestion fiscale et les logiciels fiscaux

Un logiciel fiscal remplace-t-il un expert-comptable ?

Un logiciel fiscal automatise la collecte des données, les calculs et les déclarations, mais il ne remplace pas l’expertise d’un expert-comptable sur les situations complexes, comme les arbitrages fiscaux ou le conseil stratégique. La plupart des entreprises combinent donc les deux dans une approche hybride. Un point mérite toutefois votre attention : lorsque la collecte, l’analyse et le suivi des données fiscales reposent sur un prestataire externe, l’accès à ces données, brutes ou analysées, peut devenir un frein dès que vous avez besoin d’une réponse rapide.

Quels sont les principaux risques à ne rien changer dans sa gestion fiscale ?

Rester sur des processus manuels ou dispersés expose l’entreprise à des silos de données (91 % des fonctions fiscales concernées selon EY), à une collecte de données chronophage (38 % du temps fiscal selon OpinionWay x Cegid), à des erreurs de déclaration et à une incapacité à répondre rapidement en cas de contrôle.

Combien de temps une entreprise peut-elle gagner avec un logiciel fiscal ?

Les équipes fiscales consacrent aujourd’hui 53 % de leur temps à des tâches routinières, contre un objectif souhaité de 21 % (EY, 2025). À cela s’ajoute le fait que 38 % du temps fiscal est uniquement consacré à la collecte des données (OpinionWay x Cegid, 2025). Une automatisation ciblée sur ces deux postes peut libérer une part significative du temps disponible pour des activités à plus forte valeur ajoutée. Il est difficile d’évaluer le gain de temps précis, cela sera propre à chaque entreprise. Notre client Conecteo, qui a utilisé Cegid Tax Flex pour sa dernière campagne fiscale, a gagné un mois sur le calendrier grâce aux automatisations du logiciel.

Pour quelles entreprises un logiciel fiscal est-il pertinent ?

Un logiciel fiscal devient pertinent dès la PME, à partir du moment où vous gérez plusieurs déclarations et avez besoin de centraliser et d’automatiser vos données. Ce n’est donc pas la taille de l’entreprise qui compte, mais le volume et la diversité des obligations à suivre. Pour aller plus loin sur le sujet, consultez notre article sur les 5 avantages clés d’un logiciel fiscal.

Faut-il tout internaliser d’un coup ?

L’approche la plus efficace reste l’approche progressive et hybride : conserver l’expert-comptable pour les situations complexes, automatiser la collecte et les déclarations avec un logiciel fiscal, et renforcer le pilotage en interne au fur et à mesure. L’enjeu, comme le souligne KPMG dans son étude, est de déterminer ce qui doit réellement rester externalisé, et de réallouer intelligemment un budget aujourd’hui concentré à 46 % sur des prestataires externes.