L’installation d’un ERP (Enterprise Resource Planning, ou Progiciel de Gestion Intégrée en français) dans une entreprise présente un avantage certain : cette démarche permet de disposer d’une visibilité totale sur toutes les opérations de gestion.

Sur un marché arrivé à maturité, deux principaux types de PGI se sont “affrontés” jusque-là : l’ERP “généraliste” et l’ERP “métier”. Ce qui a poussé les éditeurs à faire tomber les barrières entre ces deux mondes. Aujourd’hui, il n’est ainsi plus obligatoire de choisir son camp.

 

L’ERP, cet enjeu crucial

Le choix d’une solution ERP est un moment important dans la vie d’une entreprise. Un tel progiciel est en effet plein de promesses :

une base de données unifiée,
une gestion des différents processus améliorée,
une meilleure traçabilité des informations à travers un système de récupération et d’analyse de data…

Un ERP permet donc de gagner en efficacité, en temps, en rendement ainsi qu’en chiffre d’affaires !

Sauf que plusieurs types de progiciels de gestion intégrée existent. On note notamment l’existence de deux “familles” d’ERP :

  • L’ERP généraliste : ce type de logiciel s’adapte à tous les métiers, à travers des réglages sur des clés de paramétrage ou des moyens d’adaptation (et de développement) directement intégrés. Ce progiciel standard est conçu pour suivre de façon très simple les évolutions de l’entreprise. Il est destiné, en premier lieu, à des métiers ou à des activités peu complexes et sans spécificités.
  • L’ERP métier : c’est la version “spécialisée” de l’ERP généraliste. Un ERP métier est livré parfaitement adapté à ce qui fait une profession, un secteur d’activité ou un mode commercial. Il répond parfaitement à des enjeux spécifiques. Seul bémol : il s’adapte moins bien qu’un ERP généraliste en cas d’évolution du métier et/ou des besoins.

 

ERP Généraliste / métier – Faut-il vraiment choisir ?

Aujourd’hui, les entreprises ne veulent plus avoir à choisir entre ERP métiers (spécialisés mais peu flexibles) et ERP généralistes (flexibles mais peu spécialisés) ! Ça tombe bien, puisqu’il est maintenant possible de personnaliser ces derniers avec de nombreux modules. C’est d’ailleurs le choix fait par de nombreuses entreprises, selon une étude réalisée par le cabinet de conseil CXP. Lesquelles installent principalement des modules concernant :

  • la comptabilité et la finance (93 % des cas) ;
  • la gestion commerciale (67 %) ;
  • les achats (67 %) ;
  • les ressources humaines (51 %) ;
  • la Business Intelligence (49 %) ;
  • la production (43 %).

Il faut dire que cette tendance de fond peut être considérée comme un “juste retour des choses”, après une course à la généralisation qui a conduit à quelques désillusions et excès. Acteurs de la transformation numérique du monde de l’entreprise, les ERP se sont en effet progressivement enrichis de fonctions spécifiques à un métier et à un savoir-faire, dans de nombreux secteurs : les services, le négoce, la distribution, l’industrie, la restauration, l’hôtellerie, le transport…

Cette “verticalisation” des ERP n’est pas un mal : elle leur permet de s’adapter à toutes les tailles d’entreprises et à tous les enjeux !