Cabinet de 200 collaborateurs et 18 associés, implanté sur 8 sites en Lorraine, Expertis CFE est un acteur majeur de l’expertise comptable, de l’audit et du conseil dans le Grand Est. Il est en cours de fusion avec un autre grand cabinet de la région, et l’ensemble montera bientôt à près de 550 collaborateurs, répartis sur 21 adresses.
Christophe GERARD est Responsable du Service Informatique d’Expertis CFE, et en charge de la convergence technologique des deux entités.

Une étape clé sur un chemin de progrès

« L’informatique doit se consommer comme l’électricité : on ne sait pas d’où elle vient, et ce n’est pas la peine d’être ingénieur pour pouvoir l’utiliser ! » : Christophe Gérard, responsable de la DSI, d’Expertis CFE, a toujours cherché à garder un coup d’avance dans ses choix technologiques.

  • 2010 : virtualisation des 28 serveurs physiques internes, réunis dans 2 machines physiques
  • 2013 : externalisation de tous les serveurs chez Orange
  • 2013-2018 : externalisation de différents petits outils dans le Cloud : notes de frais, déclarations, bilans imagés, etc.).
  • 2019 : bascule dans le Cloud Cegid

Ce passage dans le Cloud présentait d’abord l’énorme avantage de ne plus avoir à maintenir les serveurs. Car gérer une ferme de serveurs, même externalisée dans un datacenter, ça n’est pas une petite affaire ! Des problèmes de volumétrie et de performances se posent un jour ou l’autre. Quand ça nous est arrivé, plutôt que de renouveler nos machines hébergées, nous avons étudié avec Cegid l’externalisation chez eux de nos outils de production. Leur offre nous semblait mature à ce moment-là. Nous avons basculé dans le Cloud en juin 2019

Christophe Gérard

responsable de la DSI, d’Expertis CFE

 

Il a fallu extraire 5000 dossiers clients du datacenter Orange pour les faire migrer chez Cegid. Ce qui représentait tout de même plusieurs teras de données ! Le transfert s’est opéré via des disques durs cryptés. « Je dois dire que tout a été très bien préparé en amont et s’est très bien passé », précise-t-il.

La production s’opère désormais dans le Cloud, les outils bureautiques sont hébergés dans la GED de leur éditeur (Microsoft), et le cabinet conserve un serveur applicatif pour les applications qui n’offrent pas de solution full-web.

Le Cloud, un facilitateur de croissance

Voilà 20 ans que Christophe Gérard travaille chez Expertis CFE. Il a vu le cabinet grandir, tant par le rachat de différents acteurs de la région que par l’ouverture de nouvelles unités confiées à ses experts-comptables. Aujourd’hui, le cabinet est en cours de fusion avec un autre grand du Grand Est, qui compte 320 collaborateurs.

Le Cloud est d’un grand intérêt lors d’un rachat ou d’une fusion : il n’y a qu’un curseur à bouger pour ajouter des utilisateurs. Pas besoin de redéployer des serveurs. Passer de 200 à 550 utilisateurs n’entraîne aucune manœuvre informatique : c’est à l’éditeur d’allouer les ressources

Christophe Gérard

responsable de la DSI, d’Expertis CFE

 

Il est ainsi bien plus facile de grandir, sans qu’il y ait besoin de déployer des infrastructures complexes, un hyperviseur ou des machines virtuelles. Une simplicité qui se remarque aussi chez les clients : il leur suffit d’une connexion internet pour collaborer avec leur expert-comptable.

De solides avantages au quotidien

Le Cloud libère la DSI des problèmes purement techniques, à commencer par les pannes matérielles – serveurs, mais aussi climatisation, alimentation, etc. Il résout aussi une fois pour toutes les questions de mises-à-jour, explique ce père de famille :

Je procédais aux mises-à-jour le soir, la nuit, parfois le week-end, pour ne pas impacter la production comptable. Désormais c’est l’éditeur qui s’en charge. La procédure est transparente, et la production ne s’arrête pas

Christophe Gérard

responsable de la DSI, d’Expertis CFE

 

Le travail à distance est naturel : « quand le confinement est arrivé, nous avons basculé tout le monde en télétravail en une journée ». Sans avoir besoin de VPN, sans installation poste par poste : les collaborateurs ont même pu travailler depuis leurs ordinateurs personnels le cas échéant.

La continuité d’exploitation est elle aussi assurée, par la solidité du Cloud privé d’une part, et aussi par la redondance de la connexion au niveau du cabinet : « La solution Cegid ne consomme pas beaucoup de bande passante, mais il nous est apparu plus sûr de doubler notre accès à internet avec une seconde fibre optique, elle aussi à 100 Méga ».

Le cabinet garde la main sur les données. « Nous en conservons la maîtrise. Pour commencer, je sais où elles sont : deux datacenters soumis à un contrat de droit français. Dans le Cloud Azure, Microsoft s’interdit d’utiliser les données, et même de les lire ». Le cabinet reste propriétaire de ses données.

Faire face à la menace des cybercriminels

La menace criminelle, notamment par hacking ou par un cryptologiciel, est on ne peut plus actuelle et touche tous les métiers, quelle que soit la taille de l’organisation. Pour la prévenir, « auparavant, nous devions administrer des firewalls, faire des tests d’intrusion, etc., se souvient Christophe Gérard.

L’usage du Cloud déporte la problématique chez l’éditeur et son hébergeur ; c’est leur métier bien plus que le nôtre ! En mutualisant ainsi les ressources, nous bénéficions d’outils que nous n’aurions pas pu nous offrir ».

Expertis CFE met régulièrement à l’épreuve la solution qu’il a choisie : audits de sécurité, test des accès…

Cloud ou pas, en matière de sécurité, le maillon le plus faible reste toujours… les utilisateurs

Christophe Gérard,

responsable de la DSI, d’Expertis CFE

 

Nous mettons régulièrement à l’épreuve leur vigilance. Nous leur envoyons par exemple de faux e-mails de phishing, afin de mesurer leur sensibilité au risque – et il faut savoir que ce ne sont pas nécessairement les moins gradés qui tombent dans le panneau… Nous les faisons appeler par téléphone pour tenter d’obtenir leurs accès. Et parfois nous « perdons » des clés USB pour vérifier qu’ils aient le bon réflexe : ne pas brancher la clé sur leur PC, mais nous l’apporter pour examen ».

La DSI peut se recentrer sur des tâches à forte valeur ajoutée

Nous utilisons le temps que nous libère le Cloud pour étudier et déployer rapidement de nouveaux services. Le cœur de notre stratégie numérique consiste à proposer à nos clients des outils digitaux qui correspondent à leurs usages d’aujourd’hui. Ces nouveaux services constituent de nouvelles sources de création de valeur pour le cabinet. Un jour proche, la comptabilité ne sera plus qu’une prestation parmi beaucoup d’autres

Christophe Gérard

responsable de la DSI, d’Expertis CFE

 

Avec le Cloud, l’informaticien du cabinet n’est plus un administrateur de systèmes surchargé par des tâches répétitives. Garant du fonctionnement le plus sécurisé possible contre la menace cyber, il devient aussi un moteur de la transformation. Il veille sur les nouvelles solutions proposées par les éditeurs, il dialogue avec la direction générale quant à celles à creuser, il interroge les opérationnels pour savoir ce qu’ils en pensent. Le DSI contribue ainsi à constituer un nouveau portefeuille de services, et à développer de nouvelles offres, profitables pour tous.

J’aime :

  • La mise en sécurité des données
  • Le temps libéré sur l’administration des systèmes
  • La souplesse de gestion des utilisateurs
  • La simplicité du travail à distance
  • La valorisation du rôle du DSI

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