Responsable du système d’information comptable à la Macif, Sébastien Culerier passe en revue les grandes étapes historiques de la digitalisation de la fonction comptable, en général mais surtout dans le secteur de l’assurance. Aujourd’hui, l’accélération de la transformation digitale des services financiers pose de nouveaux challenges autour des savoir-faire métier, de l’analytique et des services fournis par les systèmes de gestion.

En tant que responsable du SI comptable, quelles sont vos missions ?

Avec mon équipe, nous paramétrons les outils de gestion que sont Cegid ISIE et Cegid XRP Ultimate. Ce que cela signifie ? D’un côté, sur Cegid ISIE, la DSI met à disposition des flux de données que nous transformons en écritures comptables avant de nous assurer que toutes les opérations s’effectuent correctement. De l’autre, sur Cegid XRP Ultimate, nous allons nous attacher à mettre à jour les différents référentiels.

Sébastien Culerier MACIF

 

Comment décririez-vous l’évolution digitale de votre service comptable ?

La Macif est une mutuelle qui a commencé très tôt à digitaliser ses processus. Par exemple, les courriers ou les factures ont rapidement été dématérialisés alors que la majorité des entreprises continuaient à fonctionner au format papier.

Également, nous avons toujours eu l’habitude de gérer des données sous forme numérique. En ce sens, la transformation digitale, dont tout le monde parle aujourd’hui, ne représente pas une immense révolution pour nos services financiers, mais plus une continuité.

 

Comment analysez-vous la transformation du métier de comptable dans les entreprises ?

La comptabilité est indéniablement en train de changer, en grande partie grâce à la digitalisation des processus, mais aussi grâce aux promesses de l’apprentissage automatique, l’IA et la blockchain. L’automatisation est devenue un enjeu majeur des métiers de la comptabilité. Cependant, il reste nécessaire de maintenir au sein de nos équipes les compétences utiles aux tâches administratives, de gestion et d’analyse que la technologie ne peut prendre en charge.

Aujourd’hui, plus que jamais, le service comptable doit être un générateur de profits plutôt qu‘un « simple centre d’économies ». La pandémie a forcé les organisations à accélérer leur transition numérique, et l’automatisation des tâches manuelles ou chronophages permet de libérer le personnel comptable pour se concentrer sur un travail plus stratégique. Mais les comptables doivent prouver qu’ils sont à la hauteur du défi de l’adaptation.

Les systèmes intelligents permettent de meilleures décisions dans les affaires. Comment les comptables peuvent-ils exploiter ces systèmes intelligents à leur avantage ? Ce dont les entreprises ont le plus besoin aujourd’hui : un comptable « technophile », qui passe moins de temps à traiter les problèmes de conformité technique !

 

Selon vous, quelles sont les principales attentes des utilisateurs à l’égard de l’ERP ?

Près de 90 % des écritures Macif nous sont amenées « automatiquement » ; nous basculons dans un système où la saisie tend à disparaître. Le comptable n’a donc plus besoin de maîtriser en profondeur certains processus qui sont automatisés.

A mon sens, le métier de comptable doit se réinventer, évoluer. Il doit davantage s’engager sur le terrain de l’analyse. Puisqu’il a une vision élargie des chiffres financiers, il a tout intérêt à dépasser ce rôle d’exécutant en endossant davantage de responsabilités dans l’analyse et le contrôle.

La seconde grande attente à l’égard d’un ERP est la « justesse fonctionnelle ». L’ERP doit répondre aux besoins des utilisateurs dont la principale préoccupation est d’avoir accès aux bonnes fonctionnalités.

 

Quel regard portez-vous sur Cegid XRP Ultimate pour l’avenir ?

L’outil fonctionne bien et répond à nos exigences sur les processus. Nous sommes désormais prêts à aller plus loin et à véritablement explorer le potentiel de cet ERP : il serait intéressant notamment de disposer d’un système toujours plus ouvert et intégrant davantage d’analytique ou d’intelligence artificielle. Mais ces étapes-là prennent du temps et nous allons travailler avec les équipes Cegid pour accélérer encore plus la complétude de notre SI comptable.

 

En bref :

  • 1ère société d’assurance en France en nombre de contrats Auto en 2021
  • 3,54 milliards d’euros de chiffre d’affaires
  • 5,314 millions de sociétaires
  • 8 925 collaborateurs
  • + de 450 points d’accueil et de contact dans l’Hexagone