Vers une performance financière élargie : le rôle clé des indicateurs extra-financiers

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Aujourd’hui, la performance financière est indissociable de la performance environnementale, sociétale et de gouvernance : 85 % des directions financières constatent d’ailleurs des attentes de plus en plus fortes en matière d’analyse extra-financière, principalement de la part des investisseurs et des managers. Sans oublier que la déclaration de performance extra-financière (DPFE) est obligatoire pour certaines entreprises ! Quels sont les indicateurs à utiliser ? En quoi la DAF joue-t-elle un rôle central ?

ERP Grandes entreprises

30 Sep 2022

4 min

Production et communication de données extra-financières : quels enjeux ?

Des enjeux en interne…

Les salariés accordent de plus en plus d’importance aux engagements environnementaux et sociétaux. Les conséquences ?

  • Une plus forte adhésion des équipes,
  • Une augmentation de l’implication des collaborateurs,
  • Une productivité accrue,
  • Une réduction du turnover.

… et en externe !

Il en va de la crédibilité de l’entreprise ! D’une part, elle devient plus résiliente et s’adapte aux nouveaux défis. D’autre part, elle renforce son image de marque, ce qui rassure les clients et les partenaires. Enfin, elle soigne sa marque employeur : 21 %[1] des jeunes considèrent qu’une offre d’emploi est intéressante si l’entreprise partage leurs valeurs. A savoir que la quête de sens est un enjeu décisif pour 95 %[2] des étudiants qui recherchent un emploi.

 

Quels sont les indicateurs différenciants à mettre en avant ?

Voici quelques exemples de KPIs à utiliser dans les analyses extra-financières des entreprises qui souhaitent souligner certains efforts déployés dans les domaines de la RSE :

  • Environnement (gestion des déchets, réduction des émissions de gaz à effet de serre…) :
  • Émissions de CO2
  • Consommation d’énergie totale
  • Consommation d’énergie décarbonée
  • Volume d’eau consommée
  • Volume des déchets produits.
  • Social(droits des employés, dialogue social, parité…) :
  • Part de femmes dans les effectifs
  • Pourcentage de femmes exerçant un poste de manager
  • Écarts de salaire entre les femmes et les hommes
  • Nombre d’heures de formation
  • Taux d’emploi de personnes handicapées sur 5 ans
  • Taux moyen d’absentéisme.
  • Gouvernance(lutte contre la corruption, transparence, rémunération…) :
  • Nombre et pourcentage de femmes siégeant au conseil d’administration
  • Nombre d’instances judiciaires en cours
  • Rémunération médiane et moyenne des salariés (années N et N+1)
  • Montant des amendes liées à des controverses.

 

Quel rôle étendu la DAF peut-elle jouer dans l’information extra-financière ?

Aujourd’hui, la DAF renforce sa position de business partner en matière de Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE). Pourquoi ? La mise en place d’indicateurs auditables et pertinents est indispensable : qui est mieux placé que le DAF pour mener à bien cette mission ?

Quels ajustements dans le métier de DAF ?

  • La réalisation d’un reporting extra-financier et son intégration dans le reporting financier.
  • La prise en compte des critères ESG dans la recherche de financements, sachant que les investisseurs deviennent de plus en plus exigeants en matière de durabilité.
  • La sensibilisation aux enjeux de la RSE auprès des parties prenantes de l’entreprise (internes et externes). Par exemple, les achats peuvent faire figurer lors d’un appel d’offres des critères RSE à respecter par les fournisseurs rendant leurs dossiers.

Pour le DAF, l’idée n’est pas de couvrir un maximum d’indicateurs. Il n’est pas question de tomber dans le greenwashing, mais bel et bien de mettre en valeur le réel engagement de l’entreprise. Quels sont les KPIs qui valorisent les préoccupations éthiques de l’organisation ?

Comment produire et communiquer les données extra-financières ? La DAF a besoin d’outils…

  • Simples, qui sont capables de faire gagner du temps aux experts, grâce à la saisie unique des informations, à la détection des doublons, à l’automatisation des opérations de saisie, etc. Tout ceci grâce à une ergonomie pensée pour les utilisateurs finaux !
  • Ouverts, du fait d’un interfaçage avec les logiciels spécifiques au secteur d’activité de l’entreprise rendu indispensable. Prenons l’exemple du transport de marchandises : l’analyse des données opérationnelles transitant par les outils de TMS (Transport Management System) permet d’identifier des leviers d’amélioration, tels que l’optimisation des tournées et des chargements. Avec comme objectif la diminution du volume d’émissions de CO2.
  • Flexibles, qui sont en mesure de collecter et de centraliser un important volume de données, même en local, d’ajouter des dimensions pour affiner l’analyse au fil des évolutions de la société.

En plus d’être incontournable, la performance extra-financière est aujourd’hui une source d’opportunités pour les grandes entreprises. Et c’est aux DAF de prendre en compte les enjeux environnementaux, sociétaux et de gouvernance dans leurs analyses ! Une mission facilitée par l’utilisation d’outils flexibles, conformes, ouverts et capables de stocker et confronter une multitude de données.

Et si la décentralisation de la fonction finance rimait avec performance ?

Je me le procure

[1] Étude Jam Trends – Février 2020

https://trends.hellojam.fr/etudes/demande/qu-est-ce-que-l-entreprise-a-encore-a-offrir-aux-jeunes

[2] Sondage OpinionWay pour Le Salon des entrepreneurs – Janvier 2020

https://etudiant.lefigaro.fr/article/plus-d-un-jeune-sur-deux-pourrait-accepter-un-travail-qui-paye-mal-s-il-a-du-sens_99423f02-4679-11ea-81f9-50bd40451641/#xtor=AL-201