Quand la trésorerie se tend, on a encore plus besoin de son expert-comptable

Alors qu’elles redressaient la tête en sortie de Covid, les TPE françaises ressentent aujourd’hui les effets conjugués de l’inflation, de la crise énergétique et des difficultés d’approvisionnement. Et vient le moment de rembourser les dettes Covid : PGE et Urssaf. Les tensions se multiplient sur la trésorerie des entrepreneurs.

Sommaire :

  1. Un monde d’incertitudes
  2. Les TPE fragilisées
  3. Le cas épineux du PGE
  4. Des délais de paiement instables
  5. Sur qui compter pour consolider la trésorerie des clients ?
  6. Le financement de factures, la nouvelle solution pour mobiliser les créances aujourd’hui
  7. Nouveau : le financement de factures intégré dans le logiciel de gestion

De nombreux outils permettent aujourd’hui aux entrepreneurs et dirigeants de TPE de visualiser la situation financière de leur entreprise. Mais pour nombre d’entre eux, le solde du compte bancaire tient encore lieu d’instrument de gestion financière… Pourtant, dans une situation tendue, tous auront besoin de leur expert-comptable. Les plans de trésorerie figurent parmi les services les plus demandés aux cabinets en dehors du réglementaire. Ce n’est pas parti pour changer.

 

Un monde d’incertitudes

 A la sortie du Covid[1], la Banque de France prévoyait un prompt retour au beau temps. Les trois quarts des entreprises avaient réussi à maintenir une trésorerie stable ou en hausse au fil de la crise. Seules 6% d’entre elles couraient alors le risque d’être mises en difficulté au moment où les aides de l’Etat prendront fin.

Mais la guerre en Ukraine est passée par là, les difficultés d’approvisionnement aussi. Et dès fin avril 2022, les perspectives sont devenues nettement moins optimistes.

Au menu de la Rentrée : inflation persistante, difficultés d’approvisionnement, revendications salariales, délais de paiement à la hausse pour certains secteurs. Et à venir : les tensions de trésorerie.

 

Les TPE fragilisées

Les TPE sont particulièrement affectées par cette situation. Comme souvent, le manque de fonds propres les fragilise en période de crise, particulièrement lorsque celle-ci est durable. Les réserves risquent de ne pas suffire pour passer le cap.

Par ailleurs, elles disposent d’une capacité de négociation limitée vis-à-vis tant de leurs fournisseurs – pour obtenir un délai de règlement plus long – que de leurs clients, pour qu’ils paient plus vite. Alors même que cela leur permettrait d’améliorer leur BFR…

 Certains secteurs sont plus touchés que d’autres, le bâtiment, la distribution, l’agroalimentaire, l’industrie, ou l’automobile et tous ses sous-traitants, en tête.

Un secteur est particulièrement inquiet : celui de l’hôtellerie et de la restauration, qui a été parmi les plus touchés, mais aussi parmi les plus aidés lors de la pandémie.

 

Le cas épineux du PGE

Le Gouvernement a autorisé l’allongement du remboursement des PGE jusqu’à dix ans au lieu de six. Une initiative destinée à soulager un peu la trésorerie des entreprises, mais à manier avec précaution, car il s’agira d’une restructuration de dette, qui entraînera de grandes difficultés pour décrocher un emprunt dans l’avenir.

De fait, les dettes Covid ne seront pas faciles à éponger par les TPE. Elles ne pourront plus compter sur le « coussin d’air » du PGE pour soulager leur trésorerie. Et, pire, les remboursements peuvent les mettre en difficulté. Ils entraînent de nouvelles sorties à hauteur de 1.000 à 1.500 € mensuels, estime le SDI-PME. A la clé : des problèmes de trésorerie pour 58% d’entre elles. Pour 25% ces difficultés sont aujourd’hui importantes ou critiques[2].

 

Des délais de paiement instables

En France, le retard de paiement moyen, après avoir approché les 15 jours, était revenu à la rentrée à 11,6 jours. A comparer avec les entreprises allemandes – retard moyen de 6,5 jours – dont les deux tiers payent leurs fournisseurs à l’heure. Et avec l’Italie, avec un retard moyen de 18 jours de retard sur l’échéance. On constate aussi d’importantes différences entre les régions.

Mais du fait de la situation, le retard moyen est déjà en train de remonter à 17 jours, selon le baromètre des TPE du SITPE. Par un effet d’entraînement, il contaminera rapidement toute la chaîne des fournisseurs. Avec les risques de défaillances correspondants : 25% des liquidations judiciaires sont la conséquence de retards de paiement[3]. Il y a tout lieu de penser que les trésoreries des TPE vont être mises à rude épreuve.

 

Sur qui compter pour consolider la trésorerie des clients ? 

Les banques ? En cette période de hausse des taux d’intérêt et face à l’absence de visibilité, il s’avère de plus en plus difficile d’obtenir de nouveaux prêts bancaires, qu’il s’agisse de crédits d’exploitation, de facilité de caisse ou d’autorisation de découvert. Les TPE et leurs clients n’entrent pas toujours dans les cases de l’analyse classique de solvabilité. Pour certains, ce sont en fait les modèles qu’utilisent les banques qui sont dépassés.

Une augmentation de capital ? La plupart du temps on touche alors directement le dirigeant de la TPE au portefeuille. Les experts-comptables savent que c’est rarement une solution envisageable, en dehors des start-ups financées.

Offrir un escompte commercial pour paiement comptant peut être intéressant en période inflationniste, mais sa mise en place (au choix du débiteur) suffira t-elle à consolider la trésorerie ?

Quoi qu’il en soit, et même dans le cas où l’une de ces solutions s’avère possible, il faut commencer par assurer l’exploitation et éviter les accidents. La mobilisation de créances est là pour ça. Mais elle a beaucoup évolué.

 

Le financement de factures, la nouvelle solution pour mobiliser les créances aujourd’hui

Mobiliser une créance pour nourrir sa trésorerie d’exploitation est une pratique aussi ancienne que… le métier d’expert-comptable ! Les systèmes se sont succédés : traites, billets à ordre, lois Dailly, affacturage. Jusqu’à maintenant, c’est ce dernier qui tient la corde. Depuis son apparition en France en 1994, le volume de l’affacturage français est passé de 20 milliards d’euros à 324 milliards d’euros de créances en 2020. Une multiplication par 16 en 27 ans !

Le factoring traditionnel présente toujours un certain formalisme. Il a toutefois gagné en souplesse. Voici 20 ans, l’affacturage c’était généralement « tout ou rien ». Aujourd’hui l’entrepreneur peut choisir les factures qu’il remet au factor, y compris au fur et à mesure de leur émission et non plus périodiquement. Les règles sont aussi assez largement modulables, incluant ou non le recours en cas d’impayé, par exemple. Mais le factoring présente toujours des rigidités : il s’agit d’une spécialité bancaire – avec les qualités et les défauts de tout établissement financier.

L’affacturage entraîne aussi un coût qui est loin d’être négligeable, pour le client, mais aussi pour le cabinet, qui doit préparer les dossiers, suivre les encaissements, et intégrer le tout en comptabilité et dans les plans de trésorerie. Idéalement sans devoir ressaisir les chiffres ni passer par des imports tortueux… A l’heure de la FinTech, il y avait mieux à faire.

Nouveau : le financement de factures intégré dans le logiciel de gestion

Pour éviter de telles complications, Cegid a directement intégré un service de financement à la facture dans son logiciel Cegid Devis Factures, utilisé aujourd’hui par plus de 14,000 entreprises.

Le financement de factures, actionnable en 1 clic à partir de sa solution de gestion, permet à l’entrepreneur de se faire régler sous 48 heures les factures émises, sans avoir à attendre leur échéance. Une fois le financement accepté, Cegid verse dans ce délai à l’entreprise 100% du montant de la facture transmise, – générant un effet presque immédiat. Cegid gèrera l’éventuel recouvrement, et garantit le règlement à hauteur de 70% en cas de défaut de paiement.

 

L’activation du service se fait en 10 minutes, on-line – sans rendez-vous préalable, sans dossier lourd à remplir, sans bilan à transmettre. Le financement de factures constitue ainsi pour une TPE un outil de gestion autonome de sa trésorerie, toujours à disposition, très simple à utiliser sans sortir de l’outil métier. Une fois la facture acceptée par le débiteur et déclarée éligible, le client voit l’effet sur sa trésorerie en deux jours.

Le coût ? Un taux unique de 3,95% du montant des factures financées, sans coûts cachés ni dépôt de garantie.

 

La mobilisation de créances reste un moyen solide de financer une exploitation dont le BFR est momentanément – ou plus durablement – positif. Les avancées de la FinTech permettent aujourd’hui d’intégrer une solution moderne de financement de factures directement dans le logiciel de facturations Cegid Devis Factures. Les TPE comptent sur les experts-comptables pour les conseiller sur leurs besoins !

[1] BdF, avril 2021
[2] Syndicat des Indépendants et des TPE, Baromètre des TPE, Septembre 2022
[3] 9e baromètre cabinet ARC/Ifop, étude UNHJ/Ifop 2019 (Union nationale des huissiers de justice)


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