Logiciel SaaS

Les meilleurs placements pour votre trésorerie

Retour aux ressources

Gestion de la petite entreprise

25 mai 2018

3 min

Lorsqu’une entreprise dégage un excédent de trésorerie constant et important, la question de sa rentabilisation émerge rapidement. Pourtant, dans un contexte de taux extrêmement bas voire négatifs, comment investir de façon rentable sans mettre en danger ces fonds stratégiques ?

Définir le juste montant à investir

Puisqu’un certain montant de trésorerie disponible est indispensable pour faire face aux imprévus et perpétuer l’activité de l’entreprise en période de creux, la définition de l’épaisseur du « matelas de trésorerie » est la première étape d’un investissement approprié à ses besoins.
Si cette somme minimale à conserver sous la main n’est pas bien définie, l’entreprise peut se trouver dans la situation inconfortable de celui qui doit emprunter à des taux plus élevés que ceux auxquels il a placé son argent.

A lire également : Gestion de trésorerie : cinq indicateurs à surveiller

Le compte à terme, sûr mais peu rémunérateur

Le compte à terme (CAT), ou dépôt à terme (DAT), était il y a dix ans encore le placement idéal. Les dépôts des épargnants en CAT sont garantis et leur taux de rendement fixé à l’avance de façon contractuelle. Les fonds sont bloqués mais la durée du placement s’adapte aux besoins de liquidités de chaque entreprise, d’un mois à plusieurs années.

Les investisseurs ne connaissant pas précisément la durée de disponibilité de leurs fonds peuvent également y avoir recours via les CAT à taux progressif ou les CAT à taux fixe renouvelables. Mais pourquoi les CAT ne sont-ils plus aussi avantageux qu’auparavant ? Tout simplement parce qu’ils ne sont plus aussi rémunérateurs. Leur rendement étant indexé sur l’Euribor (le taux de prêt interbancaire), il a chuté lors de la crise de 2008 pour ne jamais remonter. Pour un placement d’un an, les placements en CAT ne rapportent donc plus qu’entre 0.5% et 1.2%.

Les OPCVM monétaires, une épargne disponible mais peu rentable

Les organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) sont un investissement classique pour les trésoreries d’entreprise. Elles permettent aux investisseurs une liquidité parfaite puisque les fonds investis sont disponibles à tout moment sans pénalité (les frais de gestion incitent cependant au respect d’une durée minimale).

Les OPCVM monétaires sont constitués de dettes d’entreprises ou de banques à échéance courte. Les taux de rendement de ces dettes étant indexés sur l’EONIA, l’équivalent à court terme de l’EURIBOR, ils sont eux aussi extrêmement faibles. Les OPCVM ne se destinent donc qu’aux entreprises ayant peu de visibilité sur la disponibilité de leur trésorerie, les autres peuvent trouver des opportunités de placement plus rémunératrices.

L’immobilier, une alternative qui fait son chemin

Face à la baisse d’attractivité des comptes à terme et des OPCVM, une alternative de plus en plus populaire auprès des entreprises est l’investissement immobilier via une SCPI. Les entreprises achètent des parts d’une société spécialisée en investissements immobiliers, en échange d’une rémunération stable qui s’étale généralement sur une durée comprise en 5 et 10 ans. Il est possible d’acheter des parts de la SCPI en pleine propriété mais le plus intéressant pour une trésorerie d’entreprise est certainement l’achat de l’usufruit. Avec un minimum de risques, cette solution permet de profiter de la solidité du marché de l’immobilier et d’un rendement qui se situe souvent autour de 5% annuels. Les fonds n’étant pas disponibles, les investissements dans une SCPI sont réservés aux entreprises ayant un minimum de visibilité sur la disponibilité à moyen terme de leur trésorerie.

D’autres pistes…

Il existe bien sûr d’autres types de placements adaptés aux trésoreries d’entreprise. Citons notamment le contrat de capitalisation, équivalent pour les entreprises du contrat d’assurance-vie, ou encore le crowdfunding de start-ups. Mais ces placements présentent des risques importants, en cas de remontée des taux d’intérêt pour le premier, et en cas de défaut de l’entreprise financée dans le second. Or, la trésorerie d’une entreprise pouvant être indispensable à sa survie, la sécurité des fonds passe avant tout.