Services additionnels automatisés : comment choisir ?

L’automatisation de la saisie est en bonne voie. De quoi dégager du temps pour mieux servir les besoins opérationnels des entrepreneurs. Les solutions automatisées permettant de gagner en coût et en efficacité dans ces tâches nouvelles existent. Reste à les choisir sur de bonnes bases.

En 2025, 87% des temps passés à la tenue auront été automatisés à plus de 70%[1]. Et 2025, c’est demain ! Pour les cabinets les plus avancés, c’est le moment pour penser à l’étape d’après, et s’adapter aux besoins des clients. Des besoins plus nombreux que jamais.

On peut être pris de vertige quand on regarde l’éventail des solutions complémentaires à l’outil métier central qui sont aujourd’hui proposées. Elles rivalisent de promesses, mais lesquelles vous conviendraient le mieux ?

 

Des besoins plus diversifiés

Un expert-comptable doit-il savoir tout faire ? A cette question répond souvent l’image du médecin généraliste. Les entrepreneurs, ou les patients, attendent de lui une écoute, un diagnostic, et une recommandation. La confiance règne en maître. Et dans les deux cas, tout professionnel saura envoyer son client à un confrère plus qualifié que lui quand cela s’avèrerait nécessaire. L’analogie s’arrête là.

 Les besoins des chefs d’entreprise ne cessent de croître. Situation de crise, complexité des réglementations et des aides, besoin de décider très vite et de pouvoir s’adapter à un environnement très volatile et imprévisible… Les dirigeants attendent de leur expert-comptable bien plus que des bilans bien faits. 

Laurent Dumarest,

Expert-comptable et spécialiste du pricing et du costing des marchés B2B.

C’est encore plus vrai chez les jeunes entrepreneurs et les start-upers. Ils voudraient un guichet unique pour tout ce qui parle d’argent : le suivi de trésorerie, la gestion des frais généraux, la facturation, les dossiers de financement, le reporting aux investisseurs… Ah oui : et la compta, bien sûr.

 

La place centrale de l’automatisation 

Soyons clairs : avant l’automatisation, il se serait tout simplement s’agi d’une mission impossible. En dehors des grands cabinets, qui pouvait proposer une telle gamme de services ? Personne. Il aurait fallu y consacrer un temps que les clients n’étaient pas forcément enclins à payer, engager des collaborateurs introuvables, et rallonger encore la semaine de l’expert-comptable.

L’automatisation change la donne, à partir du moment où elle permet de traiter des données comptables à jour sans ressaisie. Des opérations les plus simples (facturation, règlements…) aux plus complexes (tableaux de bord, dossiers de financement…), la production de ces services additionnels peut être confiée à une application dédiée, interfacée avec le logiciel comptable.

Et ces applications ne manquent pas ! En théorie, tout existe et tout fonctionne.

Paradoxalement, c’est là que les choses se compliquent. Comment développer son offre sans frôler l’indigestion ?

 

Comment choisir son offre de services additionnels automatisés ?

Vous savez mieux que personne de quoi vos clients ont besoin. Vous pouvez aussi leur demander, en faisant une étude pour mesurer l’intérêt des entrepreneurs pour les différentes solutions que vous envisagez de mettre à votre portefeuille de services.

Mais ont-ils les moyens de se les offrir ? Aux conditions actuelles, pas sûr. Et avez-vous les moyens de les produire ? Oui, si vous avez entrepris l’automatisation de votre cabinet avec un outil doté d’une intelligence artificielle puissante et ouverte.

Au-delà des opportunités, la question est liée à celle de la stratégie à moyen terme du cabinet – son objectif à trois ans, c’est-à-dire au moment où tous les experts-comptables auront automatisé la majeure partie du travail de collecte, de saisie, et une bonne partie de la révision. Quelle sera la nouvelle value proposition (proposition de valeur en bon français) du cabinet ? Quels services faut-il offrir pour respecter cet engagement – afin de retenir, mais aussi d’attirer, des clients intéressants ?

La vision stratégique oui, c’est clé, mais de fait l’ajout de services via l’usage de logiciels tiers intervient surtout au gré des besoins d’un gros client – par exemple la gestion des notes de frais, ou la signature électronique. Le danger est latent : multiplier les interlocuteurs, les API, les formations, les interfaces, ça n’est pas fait pour simplifier la tâche des cabinets et de leurs collaborateurs… Il y a des conditions pour que tous les services rendus puissent parfaitement – et durablement ! – travailler ensemble.

 

Les conditions pour construire son offre

Construire son offre, c’est faire un travail d’architecte. Dans les plans du cabinet, l’infrastructure informatique va tenir une place très importante. Il s’agit de construire le futur sur des bases solides dans un métier en pleine transformation.

Les 6 préalables à une offre de services additionnels

  • Le SaaS est un passage obligé dans un monde ouvert et face à l’évolution des pratiques de travail. Il constitue le moyen le plus sûr et le puissant pour bénéficier d’une puissance de calcul et d’espace de stockage pratiquement sans limites ;
  • La donnée doit être prête à l’emploi, sous peine de passer plus de temps à la préparer, l’agréger, la compiler…, qu’à l’exploiter ;
  • Les API. Les applications spécialisées doivent fonctionner en parfaite interaction avec le logiciel métier, sans perte de données. La qualité des API (les interfaces) et l’assurance de leur maintenance dans la durée est fondamentale ;
  • L’extensibilité : un service proposé aujourd’hui à 5 clients sera peut-être intégré dans l’offre du cabinet pour 50, ou 500… Il serait dommage que ce succès soit bloqué par les capacités de l’application ;
  • La gestion. Le service automatisé doit entraîner un minimum de besoins IT supplémentaires, tant pour son implémentation et sa maintenance que pour la réalisation des missions associées ;
  • L’utilisation. L’objectif est de pouvoir en confier la mise en œuvre à des collaborateurs, sans l’intervention de l’expert-comptable qui se concentrera sur l’explication plus que sur la production.

La valeur fondamentale ici, c’est évidemment la qualité de l’information.

La donnée doit être préparée, dès sa production ou sa collecte, pour pouvoir être actionnée plus tard par les collaborateurs du cabinet. Ce n’est que dans ces conditions que ceux-ci y trouveront de quoi accompagner leurs clients – et aussi de développer une nouvelle ambition professionnelle. 

François Méro,

Directeur des marchés experts-comptables, Cegid

Choisir un écosystème 

 Un écosystème comme celui de Cegid, c’est un peu comme un magasin dont tous les produits seraient compatibles entre eux. Les ISV (Independant Software Partners) permettent d’accélérer la transformation digitale et fonctionnelle des cabinets. Ils couvrent déjà l’essentiel des besoins :

Dématérialisation
Regate Précomptabilité
Mooncard Gestion des notes de frais
Expensya Gestion des dépenses
Libeo Règlements
Utilitaires
Jedeclare.com Flux télédéclaratifs et bancaires
Jesigneexpert.com Signature électronique
Missions spécifiques
Harvest Fidroit Gestion de patrimoine
Lexis Nexis Missions juridiques
BI et visualisation
EMAsphere BI & reporting
RCA BI & reporting
Sesha Expert Analytique
Planification du cabinet
Beeye Planification & gestion interne

 

Deux experts-comptables utilisateurs de Cegid Loop ont récemment témoigné :

 

La data va permettre de rapprocher définitivement la comptabilité de l’exploitation. Nous allons organiser la remontée de toutes les données comptables (…), pour passer plus vite à l’étape suivante : le travail de l’expert-comptable ne s’arrête pas à fournir des indicateurs, mais à en rechercher les explications, en face à face avec son client. 

Régis Gouazou,

Expert-comptable, Quimper, cabinet Revalen

Découvrir son témoignage

 

La production de tableaux de bord automatisés est plus utile aux dirigeants puisqu’ils sont à jour, et aussi plus rentables pour le cabinet parce qu’ils prennent bien moins de temps à produire. 

Grégory Loyez,

Expert-comptable, Marcq-en-Baroeul, cabinet Loyez

Découvrir son témoignage

Décidément, l’horizon est ouvert pour les experts-comptables !

[1] Rapport du think-tank Les Moulins, 2020


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