RGPD : un sésame pour la transformation digitale des entreprises industrielles

2 Mai 2018

Toutes les entreprises du secteur industriel qui n’ont pas franchi le cap de la numérisation auront bien des difficultés à se conformer aux exigences du nouveau Règlement européen sur la protection des données à caractère personnel (RGPD). Par manque d’informations centralisées, elles s’exposent à des risques de pénalités conséquentes. Pour ces entreprises, le RGPD est l’occasion de sauter dans le train de la digitalisation.

Le nouveau règlement européen sur la protection des données à caractère personnel (RGPD), ne présente pas de spécificité particulière pour les entreprises du secteur industriel. Celles-ci sont confrontées aux mêmes contraintes et devoirs en matière de gestion des données personnelles que les entreprises d’autres secteurs d’activités.

Toutefois, ce qui distingue sans doute les entreprises industrielles, notamment les TPE et PME, d’autres secteurs d’activités est leur manque de maturité numérique. Si certaines ont mis en place des SI ou des ERP spécialisés, nombreuses sont celles qui fonctionnent encore avec des tableurs Excel et des applicatifs très verticaux spécifiques à leur activité et incompatibles entre eux. Or, répondre aux exigences du RGPD contraint les entreprises à disposer d’une vision très centralisée et mutualisée de la donnée personnelle.

La mise en conformité avec ce nouveau règlement oblige donc ces entreprises sous équipées à déployer des outils et une organisation permettant de regrouper et de partager en toute sécurité l’ensemble de leurs données personnelles. Elles doivent mettre en place des mesures, des processus et des outils pour collecter, traiter les données et permettre aux clients, fournisseurs, partenaires ou collaborateurs de consulter, modifier, supprimer et récupérer leurs data. Dans un tel contexte, elles n’ont plus d’autres alternatives que de déployer un SI interne ou en mode SaaS qui leur permettra de répondre à ces nouvelles exigences, mais aussi à la loi anti-fraude TVA et aux contrôles fiscaux à distance.

Un SI pour répondre au légal et améliorer l’opérationnel

Déployer un SI répond à deux grandes problématiques : d’une part, le légal avec le RGPD et la loi anti-fraude TVA, d’autre part l’opérationnel avec l’optimisation des processus, un meilleur pilotage des coûts, l’amélioration de la qualité et la maîtrise des risques. En centralisant toute l’information, le SI permet d’assurer une meilleure sécurisation et continuité des données. Le mode SaaS est particulièrement intéressant car les éditeurs s’engagent contractuellement sur ces deux aspects.

À quelques semaines de la mise en application du règlement, les industriels qui, jusqu’à présent, ont préféré faire l’économie d’un système d’information ont tout intérêt à revoir leur position car les pénalités encourues en cas de non-conformité risquent d’être plus élevées que le coût de déploiement d’un SI. Rappelons que les amendes en cas d’infraction à la loi peuvent atteindre jusqu’à 4% du chiffre d’affaires mondial de l’entreprise ou 20 millions d’euros. Parmi les premières mesures qu’ils peuvent prendre : la nomination d’un Délégué à la protection des données (DPO) qui sera associé à toutes les questions d’exploitation et de protection des données à caractère personnel.

Le RGPD un enjeu de la transformation numérique et donc un élément déclencheur de la digitalisation

Pour les industriels qui n’ont pas encore pris le virage de la numérisation, le RGPD est sans nul doute le bon moment pour rattraper leur retard. En faisant le choix du SaaS et du Cloud, ils peuvent rapidement, et à des coûts maitrisés et adaptés à leurs besoins, accéder à des ressources informatiques : applicatifs, puissance de calcul, stockage… En se digitalisant, les entreprises deviennent agiles et se donnent les moyens de s’adapter à la volatilité des marchés. Le RGPD les incite à entrer dans l’industrie du futur ou l’industrie 4.0.

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