Paie & Ressources Humaines

Paie et RSE : pour une démarche authentique et impactante

19 Mar 2020

Qu’ils soient collaborateurs ou candidats, une large majorité attend de l’entreprise des engagements forts en matière de prise en compte des priorités environnementales et sociales. Comment la gestion de la paie peut-elle renforcer la démarche RSE de votre organisation sans être soupçonnée de green-washing ou de social-washing pour autant ?

La RSE, une attente forte des collaborateurs et des candidats

Les Français attendent un engagement environnemental et sociétal fort de la part des entreprises.

  • En tant que clients : 95 % d’entre eux l’appellent de leurs vœux 1.
  • En tant que collaborateurs : 89 % considèrent comme légitime le fait que l’entreprise s’investisse dans la résolution des enjeux de développement durable 2.
  • Et en tant que candidats : 56 % des Millennials se disent prêts à refuser une offre d’emploi au sein d’une organisation qui irait à l’encontre de leurs valeurs 3

Fort de ce constat, de nombreuses entreprises se sont lancées dans une démarche de RSE (responsabilité sociétale des entreprises). Plus de 40 % ont le sentiment de mener des actions dans ce sens, un taux qui s’élève jusqu’à 80 % dans les organisations de 500 salariés et plus 4.

Des politiques qui ne passent pas inaperçues aux yeux des collaborateurs : 85 % d’entre eux déclarent qu’au moins une action a été mise en place en matière de :

  • protection de l’environnement (68 %) ;
  • conditions de travail (61 %) ;
  • d’éthique (61 %) ;
  • ou encore de diversité (59 %) 5.

Le « washing » plane sur la démarche RSE

Tout ceci laissant penser que tout va pour le mieux sur la planète RSE. Et pourtant… Les entreprises ne sont pas à l’abri d’être soupçonnées de green-washing ou encore de social-washing, à savoir de mettre en place d’actions qui apparaissent responsables d’un point de vue écologique ou social mais qui dans les faits ne le sont pas réellement.

Taxée de green-washing par 300 de ses collaborateurs, l’entreprise Amazon n’a eu d’autre choix que de réagir par l’intermédiaire de son dirigeant Jeff Bezos. Ce dernier a annoncé en février 2020 sur son compte Instagram qu’il allait créer le Fonds Bezos pour la Terre doté d’une enveloppe de 10 millions de dollars.

Le 21 janvier dernier, la RSE était même sur le banc des accusés lors d’un procès organisé par L’Observatoire de la RSE. Tour à tour, les parties de la défense et de l’accusation se sont succédé sur la scène d’un théâtre parisien afin de déterminer s’il fallait ou non « tuer la RSE ». Conclusions ? Oui, elle n’a pas encore révolutionné le monde, mais elle se révèle bel et bien un outil efficace de transformation.

Les entreprises sont surtout invitées à montrer patte blanche. La RSE ne peut se limiter à un bon sentiment pour attirer et fidéliser les talents. Au contraire, il s’agit de mener une politique authentique, concrète et impactante. A ce titre, comment la gestion de la paie peut-elle contribuer à une démarche RSE ? La fonction RH a des cartes en main afin de répondre à ces enjeux de développement durable, de bien-être et d’autonomie des collaborateurs grâce à l’automatisation des processus RH et la dématérialisation des documents.

Quand la gestion de la paie agit sur 5 leviers RSE

  • Développement durable

La dématérialisation des documents RH, le bulletin de paie en tête, a un impact concret en matière de développement durable puisqu’elle limite l’utilisation du papier et participe de fait à une stratégie éco-responsable.

En effet, en sus de réduire drastiquement ses déchets papier, l’entreprise limite l’utilisation d’encre et le recours au transport pour acheminer les courriers auprès de chaque collaborateur. Sans compter que cela permet des économies importantes.

  • Bien-être des collaborateurs RH

Les professionnels RH se révèlent encore trop souvent sollicités pour accomplir des tâches chronophages et répétitives. L’automatisation des processus permet de simplifier la gestion de la paie et de libérer du temps afin de se concentrer à des missions à plus forte valeur ajoutée, comme recentrer son action sur les collaborateurs. Rappelons que 74 % des professionnels RH ont choisi leur métier pour sa dimension humaine et sociale <sup>6</sup>.

Il s’agit donc d’une réelle opportunité pour la fonction RH, et donc la gestion de la paie, de passer d’une fonction essentiellement administrative à une fonction stratégique, tout en répondant aux attentes de quête de sens.

  • Autonomie des collaborateurs

La mise en place d’un portail RH permet aussi de fluidifier les relations entre les professionnels RH et les collaborateurs de l’entreprise. Si les premiers gagnent du temps au quotidien, pour les seconds, c’est l’assurance de gagner en autonomie. Ils effectuent leurs demandes RH via la plateforme et obtiennent des réponses rapidement. Ils peuvent aussi consulter leurs documents et mettre à jour leurs données. Cela a l’avantage de soulager les professionnels RH en matière de saisie et de traitement de l’information, et de responsabiliser dans le même temps les collaborateurs qui deviennent acteurs de leur parcours professionnel.

  • Éthique

Avec la digitalisation, la fonction RH améliore son volet éthique en assurant aux collaborateurs une protection garantie de leurs données personnelles. Les accès aux dossiers des collaborateurs sont contrôlés et trackés. Ainsi, il est possible de savoir qui peut consulter les documents et de déterminer quelles sont les actions autorisées, limitant le risque qu’une donnée soit dévoilée à un collaborateur non-autorisé. C’est également une sécurité pour éviter l’altération ou la suppression des informations.

  • Diversité

A l’heure où l’ANDRH appelle à la mise en place d’un index senior pour favoriser l’embauche et le maintien dans l’emploi des 45 ans et plus, et alors que les entreprises sont d’ores et déjà soumises à la publication de leur index d’égalité professionnelle, l’analytics permet d’effectuer un état des lieux et de mesurer les progrès en temps réel.

La fonction RH est en capacité de mieux piloter sa masse salariale en suivant des indicateurs précis comme les départs programmés à la retraite et ainsi anticiper les actions à mettre en place pour accompagner les collaborateurs et prolonger les carrières.

Avec l’aide de la Business Intelligence, les professionnels RH peuvent également vérifier que la politique de rémunération ne crée pas de disparités importantes entre les femmes et les hommes à poste égal, et améliorer ainsi leur note de l’index d’égalité professionnelle.

 

Prendre en compte les préoccupations d’ordre économiques, sociales et environnementales se révèle essentiel pour les entreprises désireuses de mettre en place une démarche RSE. Pour être efficace, tous les niveaux de l’organisation doivent être mis à contribution. La gestion de la paie n’échappe pas au phénomène et participe à rendre concrète une politique RSE. La digitalisation permet d’agir sur plusieurs leviers comme l’amélioration de la QVT, de l’autonomie des collaborateurs ou encore de l’éco-responsabilité. Au bout du compte, l’entreprise renforce sa compétitivité et booste ses performances tout en soignant sa marque employeur.

 

[1] Etude, « Entreprises, soyons proactives sur les enjeux de société », par l’Ifop pour L’observatoire de la matérialité, 2019

[2] Baromètre, « Salariés et entreprises responsables », par Des enjeux et des hommes et Ekodev, 2018

[3] Etude, « Millennial Survey 2019 », par Deloitte, 2019

[4] Etude, « Les entreprises et le développement durable en 2016 », par l’Insee, 2019

[5] Sondage, « Perception de la RSE par les salariés », par BVA, 2017

[6] Sondage, « Le digital sauvera-t-il le soldat RH ? », par les Editions Tissot, 2019

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