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Cegid rebat les cartes de la mobilisation de créances

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Expertise Comptable

08 décembre 2022

Pour soulager les trésoreries tendues, la source de financement du BFR la plus facilement actionnable, c’est la mobilisation du poste clients. En la matière, Cegid a rebattu les cartes. Aujourd’hui, un entrepreneur peut disposer d’une solution de financement de factures directement intégrée dans son logiciel de facturation. Une bonne nouvelle pour les experts-comptables.

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Quand les TPE ont besoin de cash, elles peuvent mobiliser leur poste client. L’usage du factoring est aujourd’hui remplacé par le financement de factures, plus moderne, souple et surtout plus accessible. Mais la vraie nouveauté, c’est que le financement de factures est directement intégré dans le logiciel de facturation.

 

Le crédit inter-entreprise, carburant des exploitations

Ce n’est pas à des experts-comptables que l’on va expliquer que le crédit inter-entreprises constitue un rouage indispensable à l’économie. Il est évalué à 675 milliards d’euros annuels – contre seulement 240 milliards d’encours de crédits de trésorerie accordés par les institutions financières[1]. Il s’avère tout simplement clé dans l’équilibre financier de beaucoup d’entreprises. Mais au quotidien il peut réserver des surprises…

La loi de modernisation de l’économie (LME) a instauré depuis le 1er janvier 2009 un plafond légal de paiement de 60 jours à compter de la date d’émission de la facture, ou de 45 jours fin de mois. Mais l’inflation et l’explosion des coûts énergétiques ont eu un effet direct sur les délais de règlement, qui sont repartis à la hausse. En un an seulement, les retards de paiement sont passés de 11 jours en moyenne à 17 jours.

Ces retards de règlement ne représentent pas moins de 26 milliards de trésorerie supplémentaire à dégager chaque année pour les PME et ETI qui en pâtissent. Et les défauts de paiement qu’elles subissent sont à l’origine d’un dépôt de bilan sur quatre[2]

Lire aussi : Quand la trésorerie se tend, on a encore plus besoin de son expert-comptable

 

Mobiliser les créances client

 Aujourd’hui, rares sont les secteurs ou les métiers qui échappent aux effets des crises successives. Pour les TPE et PME dans la restauration, le bâtiment, la distribution, l’industrie, l’agroalimentaire, pour les équipementiers, et beaucoup d’autres, les perspectives sont contrastées… voire très difficiles. Il leur faut rembourser les PGE et/ou les dettes URSSAF contractées pendant la crise sanitaire, servir leurs clients malgré les difficultés de recrutement et d’approvisionnement, et composer avec la hausse des prix. Les tensions sur les trésoreries ne tardent pas à se faire sentir.

 Or les entreprises françaises sont déjà très endettées (82,8% du PIB en 2021 vs 50% en 2004[3]). En cette période de hausse des taux d’intérêt, il leur sera de plus en plus difficile d’obtenir des lignes de crédit ou de nouveaux prêts bancaires. La baisse de la production, des revenus des ménages et des bénéfices, pourrait entraîner une hausse des taux de défaillance des consommateurs et des entreprises, qui affaiblirait les capacités d’absorption des pertes des banques et, par ricochet, restreindre encore l’accès des PME aux financements[4]

Quelles que soient les possibilités de restructuration des fonds propres, celle-ci prendra du temps – un délai dont ne disposent pas les entreprises qui traversent ou s’apprêtent à traverser des difficultés. Dans de telles conditions, la source de financement du BFR la plus facilement actionnable reste la mobilisation du poste clients.

 

Le factoring, un outil puissant mais complexe

L’affacturage n’a pas toujours bonne réputation auprès des experts-comptables.

Pour son coût d’abord : commission d’affacturage (coût de gestion des factures), commission de financement (charges financières), coûts de l’assurance-crédit, frais de dossiers en tous genres (par opération, par ouverture de compte client, par contentieux, etc.).

Mais plus encore que son coût, c’est son usage qui est mis en cause. Dans le système d’origine des factors, l’entreprise devait leur céder toutes ses factures – un engagement qui pouvait revenir à payer pour un cash dont on n’avait pas besoin. On était loin du Graal de la trésorerie zéro !

Il y a peut-être autre chose parmi les raisons pour lesquelles il demeure une certaine méfiance des experts-comptables vis-à-vis des factors : l’irruption dans la relation client-cabinet d’un tiers financier récurrent, au moment où la profession du chiffre est attaquée par de nouveaux concurrents… dont les banques. Des réticences bien compréhensibles ?

 

Nouveau : le financement de factures intégré dans le logiciel de gestion

Cegid rebat les cartes de la mobilisation du compte client :

  • En simplifiant l’accès à l’avance de fonds,
  • En conservant l’unicité de la relation client-cabinet, et la confiance client-débiteur,
  • En proposant un financement à la facture, sans engagement de volume, ni de durée et sans montant minimum,
  • En garantissant un coût fixe, tout inclus (recouvrement et assurance-crédit).

C’est ainsi que le logiciel de facturation Cegid Devis Factures[5], destiné aux TPE et PME, intègre aujourd’hui un service de financement à la facture. Le financement de facture devient alors un instrument de gestion fine, mobilisable en un clic directement depuis l’outil de facturation.

Une fois la facture acceptée par le débiteur et déclarée éligible, le client voit l’effet sur sa trésorerie en 48 heures. Il n’y a ni ressaisie, ni dossier compliqué, ni besoin de constituer un fonds de garantie avec cette solution de financement. Cegid encaisse les règlements à échéance, se charge des relances et de l’éventuel recouvrement. L’assurance-crédit est incluse.

Vu de l’expert-comptable, le financement « à la facture » offre le maximum de souplesse et de précision, permettant de proposer du conseil à leurs clients en les aidant à choisir les factures qu’ils doivent financer, sur la base de données de trésorerie à jour. La généralisation de la facture électronique et du suivi en temps réel de l’état des factures (déposée, rejetée, refusée, payée, etc.) permettra d’accélérer encore les opérations et d’automatiser le suivi de trésorerie en intégrant tous les flux bancaires (généralisation de la DSP2).

Oui, le financement de factures intégré est souple et pratique. La relation client-cabinet est mieux préservée, par un acteur de confiance. Mais l’intérêt d’un tel système va plus loin : c’est un moteur de culture cash.

Le financement de factures, moteur de la culture cash ?

La culture cash n’est pas réservée aux entreprises en difficulté. Il ne s’agit pas d’une mesure d’urgence pour redresser une situation financière dangereuse, mais plutôt d’une mentalité à insuffler à ses clients pour éviter de voir leur trésorerie dans le rouge de manière chronique ou ponctuelle… ou exagérément au vert !

Dans une plus grande entreprise, c’est le DAF qui constitue la pierre angulaire de cette stratégie de pilotage de la trésorerie. La gestion du cash figure d’ailleurs au troisième rang des défis post-crise Covid d’après l’étude annuelle PwC sur les priorités des directions financières pour 2022. Mais dans une petite entreprise, c’est l’affaire du dirigeant. Son expert-comptable est là pour l’aider.

Nous connaissons tous cette maxime de Confucius : « Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner un poisson ». Diffuser la culture cash, c’est donner aux dirigeants les clés pour une trésorerie équilibrée et un BFR bien géré. En utilisant un outil de facturation qui intègre l’appel optionnel au financement de chaque facture, l’entrepreneur pourra mettre en œuvre les conseils de son expert-comptable en lissant sa trésorerie au mieux de son exploitation.

La mobilisation de créances constitue un moyen solide de financer une exploitation dont le BFR est momentanément – ou plus durablement – positif. Son usage en self-service, directement à partir du logiciel de facturation, rapproche la finance de l’exploitation. Mais les TPE attendent toujours de leur expert-comptable qu’il construise leur plan de trésorerie, leur apprenne à choisir les factures à financer, et pour quels montants !

Vous souhaitez en savoir plus ?

Découvrez le financement de factures lors de nos prochaines web démontrations.

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[1] Banque de France, chiffres 2020

[2] Chiffre Allianz 2022

[3] Source : Banque de France

[4] DAF/CMF2020/24

[5] Utilisé par plus de 14,000 entreprises. Source : Cegid