Comment Cegid Retail anticipe la loi sur la non-impression systématique des tickets de caisse

L’impression du ticket de caisse fait couler beaucoup d’encre… tout comme sa prochaine interdiction systématique.

Au 1er janvier 2023, ces tickets, les facturettes de carte bancaire, les bons d’achat ou autres bons promotionnels, ne seront imprimés que sur la demande expresse du consommateur en application de l’article l L. 541-15-10 du Code de l’environnement de la loi Anti-gaspillage votée il y deux ans. Avec cette nouvelle réglementation, le Gouvernement veut lutter contre le gaspillage. Quelques 30 milliards de tickets de caisse et facturettes de carte bancaire sont en effet imprimés chaque année. Le plus souvent ils sont jetés. Et quand ils servent de support marketing, quelques minutes au soleil suffisent à rendre illisibles les offres éditées par des imprimantes thermiques. Il s’agit aussi de réduire le contact des consommateurs avec les substances dangereuses pour la santé présentes sur 90% des tickets de caisse, telles que le bisphénol A, classé comme perturbateur endocrinien.

 

La facture électronique n’est pas obligatoire en France

Tous les pays européens prennent la même direction. Si certains retailers, dans l’univers de la mode en particulier, ont déjà anticipé cette prochaine interdiction en proposant l’envoi par mail des factures électroniques à leurs consommateurs, il reste encore beaucoup à faire. Selon un sondage réalisé en mars 2022 par Twilio et Opinea, qui ont interrogé plus de 182 commerçants français, seuls 10 % avaient déjà adopté le ticket de caisse dématérialisé. « Et ce ticket dématérialisé n’est pas neutre non plus en termes d’empreinte carbone », souligne Samuel Guillaume, Senior Product Manager chez Cegid qui rappelle, par ailleurs, que le ticket de caisse, qui constitue une preuve d’achat, reste également utile pour la gestion des retours mais que pour autant « il n’est pas une obligation en France ». 

Gérer le dialogue au niveau de la caisse

Cette nouvelle réglementation qui approche à grand pas constitue néanmoins une nouvelle opportunité pour les retailers d’améliorer la gestion de leur commerce et leur relation clientsous réserve de bien s’y préparer. « Cegid bien sûr est prêt. Nous avons fait évoluer Cegid Retail  pour pouvoir gérer le dialogue entre l’équipe de vente et les clients au niveau de la caisse magasin. A la fin de la transaction, un message s’affiche donnant le choix au consommateur de recevoir ou non son ticket », souligne Samuel Guillaume « Nous donnons ainsi la possibilité à nos clients retailers d’appliquer la loi et supportons ce dialogue entre nos applications et les vendeurs ».

La possibilité de valider une transaction sans impression de ticket est par ailleurs déjà intégrée dans les caisses mobiles. « Les retailers vont interagir avec deux types de clients : ceux qui sont de passage et les fidèles. Il est désormais possible d’indiquer dans la fiche client s’ils souhaitent ou non-recevoir un ticket dématérialisé. Ces besoins d’interactions ne sont évidemment pas les mêmes selon les retailers. Dans le luxe, le client demandera une facture s’il achète un accessoire très cher. Cela fait partie du cérémonial de vente », observe Samuel Guillaume. Pour les autres, soumis à de fortes volumétries, Cegid a anticipé les besoins et livre ces nouvelles options à ses clients en mode SaaS afin qu’ils puissent les tester.

Préparer les équipes

« C’est aussi un clic en plus pour le vendeur qui demande à son client s’il souhaite ou non un ticket papier. Il faut préparer les équipes, adapter les manuels utilisateurs ». Les clients « on premise » qui gardent la main sur leurs nouvelles versions devront effectuer les mises à jour nécessaires. « Nos clients sont très au fait de ces nouvelles obligations qui arrivent mais il est important de sensibiliser le personnel des magasins, d’insister sur la non-systématisation de cette distribution ».  En parallèle, Cegid travaille sur la facture électronique. « Nous continuons à l’améliorer aussi avec nos partenaires », ajoute Samuel Guillaume.

Et d’autres obligations se profilent. A l’horizon 2024, il s’agira cette fois de dématérialiser les factures pour les besoins de fiscalité, comme c’est déjà le cas dans certains pays. « Les retailers auront besoin de s’appuyer sur de la e-facturation et du e-reporting pour le téléchargement de leurs recettes à l’administration fiscale. Cela nous impacte aussi en tant qu’éditeur », rappelle Samuel Guillaume.


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