Les grandes entreprises changent de regard sur l’ERP

Réalisé en partenariat avec Cegid et paru fin 2020, le baromètre IDC explore les tendances actuelles et à venir des solutions de gestion et ce, dans un contexte global d’accélération de la transformation numérique. L’ERP, frein ou le moteur de la transformation ? Retour sur les visions et attentes des entreprises en matière de digitalisation utile !

Pleins feux sur la transformation numérique

La mutation digitale, déjà amorcée par 70 % des grandes entreprises, est en train de redessiner les fondements de notre économie. La transformation numérique s’avère non seulement un facilitateur mais aussi un accélérateur de productivité, de performance, de collaboration et d’une expérience collaborateur plus riche. La plupart des nouveaux acteurs l’ont déjà compris ; charge aux entreprises « traditionnelles » de leur emboîter le pas et de saisir les nouvelles opportunités de croissance qui se présentent. Comment ? Grâce notamment à des outils et des systèmes de gestion qui viennent optimiser l’ensemble des processus financiers et extra-financiers.

Et c’est souvent là que les choses se compliquent… Comment accomplir sa mue numérique lorsque les systèmes de gestion (ERP) sont trop « lents », « complexes », « peu intuitifs » ou « cloisonnés » ? Dans ces cas-là, même si l’entreprise se dit moderne et innovante, elle éprouve généralement des difficultés à tirer pleinement parti de la révolution numérique en cours.

 

L’ERP : socle propice pour réussir sa transformation digitale

50 % des décideurs considèrent l’ERP comme un moteur de leur transformation. Ils ont recours à un ERP pour améliorer le fonctionnement de leurs principaux processus et centres décisionnels (finances, production, stocks, achats, ventes…) mais aussi leur communication entre eux.

Les bases de ce fonctionnement et des flux entre les processus reposent sur la centralisation des données.

 « Pour 81 % des grandes entreprises interrogées, les ERP sont moteurs de la transformation parce qu’ils facilitent la centralisation des données. »

Le regroupement de données au sein de référentiels partagés permet de structurer la transformation digitale. Désormais, les différents services de l’entreprise peuvent plus facilement travailler ensemble et en même temps (ex : une information liée à une opération de vente déclenche un flux avec un impact sur les stocks, la comptabilité, les achats et, au final, sera exploitée par le contrôleur de gestion qui produira une analyse basée sur des données fiables, actualisées et complètes).

Cette centralisation des données représente également une opportunité pour passer d’une organisation qui « subit » ses données à une organisation qui les analyse et les exploite au service d’une meilleure efficience. Un management optimisé des données ouvre la porte à un pilotage (via des dashboards) qui repose sur des historiques observés et des tendances calculées et donc améliore la prise de décisions.

 « Pour 62 % d’entre elles, les ERP permettent des analyses de données approfondies qui jouent un rôle important dans la transformation numérique. »

 

L’ERP de demain : ce que les grandes entreprises attendent en particulier

Que doit permettre un ERP pour que l’entreprise, grâce au digital, devienne plus intelligente, plus efficace et plus collaborative ? Selon l’étude Cegid confiée à IDC, les trois grandes attentes par rapport à son système de gestion sont :

  • Une optimisation de l’organisation (60 %)
  • Une meilleure performance des collaborateurs (59 %)
  • Une plus grande agilité (57 %)

D’un point de vue technique, on retrouve trois caractéristiques d’un système de gestion susceptibles de donner corps à ces attentes phares.

  • Plus d’automatisation

2 décideurs sur 3 attendent plus d’automatisation de leur ERP. L’objectif de cette fluidification des flux et tâches ? Évidemment, une optimisation des processus opérationnels. Il peut notamment s’agir de transactions simples comme le ressaisie ou le transfert instantané d’informations mais aussi de la production d’analyses et reportings dédiés.

  • Davantage d’interopérabilité

La moitié des répondants de l’étude souhaitent que leur ERP s’interface plus facilement avec les autres outils en place dans leur entreprise. Plus l’interopérabilité est grande entre l’outil de gestion maître et les applicatifs spécifiques à certains métiers, plus les interactions seront fiables et fluides. L’interopérabilité de l’ERP est clairement l’un des facilitateurs pour tendre vers une entreprise plus agile, car plus ouverte sur son écosystème – notamment vis-à-vis de ses clients ou partenaires.

  • Une meilleure accessibilité

Il n’a pas non plus échappé à 61 % des décideurs que les ERP doivent être accessibles en situation de mobilité. Les usages ont grandement évolué ces dernières années (par exemple, le télétravail) et il est nécessaire que les systèmes de gestion puissent être accessibles en tout temps et tout lieu, depuis n’importe quel terminal. Et si la mobilité de l’ERP est indispensable, elle doit se faire en veillant à préserver l’expérience utilisateur à travers des interfaces adaptées aux profils et droits des utilisateurs, ainsi qu’aux devices utilisés.

 

Accélération de la digitalisation : quelles actions concrètes au sein des entreprises ?

Selon l’étude réalisée par IDC, 4 entreprises sur 5 souhaitent faire évoluer leur système de gestion, preuve que le succès de toute transformation digitale repose sur la capacité des systèmes de gestion à répondre aux besoins de chaque collaborateur. Les systèmes de gestion permettant de répondre aux défis d’aujourd’hui et de demain doivent être simples à utiliser, rapides à mettre en œuvre et répondre aux différents enjeux métiers, mais ils doivent aussi pouvoir évoluer dans le temps pour intégrer de nouveaux usages ou modes de gestion ou de nouvelles fonctionnalités comme l’intelligence artificielle.

Enfin, parce que l’ERP est nécessairement une application vivante, les entreprises sont en demande d’accompagnement de la part des éditeurs. Selon l’étude, les principaux souhaits des entreprises en la matière sont les suivants :

  • De l’aide pour envisager les évolutions de leur système de gestion
  • Un support pour paramétrer leur solution de gestion
  • Des conseils pour optimiser la performance de leur organisation au global

 

En synthèse, l’étude IDC fait apparaître un immense besoin de changement des entreprises à l’égard de leur système de gestion. Si elles sont déjà équipées d’un ERP, elles ne souhaitent pas conserver à tout prix leur outil actuel, mais plutôt s’ouvrir à des solutions de nouvelle génération prometteuses car plus adaptées à leurs enjeux.

 


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