ERP

La transformation digitale donne au CFO le rôle de business partner de premier plan

20 Mai 2020

La transformation digitale est devenue une réalité pour les entreprises, et tous ses acteurs sont désormais engagés pour la réussir. Dans ce cadre, le CFO occupe une place centrale : 55% d’entre eux considèrent désormais qu’ils seront la fonction leader de la digitalisation de leur entreprise. En s’appuyant sur des ERP de nouvelle génération, ils ont désormais les outils pour la réussir.

La transformation digitale donne au CFO le rôle de business partner de premier plan

Devenue une réalité pour toutes les entreprises, la transformation digitale mobilise l’ensemble de la chaine de management. Certaines fonctions prennent une place singulière, pour l’articuler de façon prégnante : le directeur informatique, qui orchestre la stratégie de digitalisation, mais aussi les fonctions métier et business qui vont devoir repenser certains de leurs processus opérationnels en incorporant les apports de nouvelles technologies pour décupler leur efficacité.

Dans ce schéma, le CFO est naturellement immédiatement concerné par la transformation digitale, il est au cœur du processus. Selon une étude PwC de 2019, 55% d’entre eux considèrent qu’ils seront demain les leaders de la digitalisation de leur entreprise. En effet, celle-ci touchant le cœur de l’entreprise, elle impactera l’ensemble des outils ad hoc, et le CFO devra être force de proposition pour la mener.

 

L’ERP, réacteur de la transformation digitale

Pour mener à bien la transformation des entreprises, les CFO s’appuient depuis environ trois décennies sur l’ERP. Certains groupes se sont d’ailleurs structurés uniquement autour de cet outil, efficace pour orchestrer le suivi des ventes et des livraisons : sans l’ERP, jamais un groupe comme Amazon n’aurait pu se développer dans de telles proportions.

Toutefois il apparait aujourd’hui que l’organisation héritée du siècle dernier, dans laquelle l’ERP a joué son rôle central en organisant les données de l’entreprise autour d’un référentiel unique, et en facilitant une chaine de décision et de création de valeur efficace, s’avère désormais dépassée.

Pour rompre avec cet ancien modèle, l’avènement d’une nouvelle génération d’ERP vient apporter une réponse concrète à la principale source d’avantage concurrentiel entre deux acteurs d’un même secteur : la gestion du temps court. En étant ouvert, en cassant son caractère parfois monolithique, l‘ERP « post-moderne » oblige à remettre à plat l’organisation interne des groupes qu’il avait structuré jusqu’alors.

De cette façon, là où les éditeurs de logiciels s’adressaient jusqu’ici aux directions informatiques et aux fonctions métiers pour implanter puis adapter les solutions à la réalité productive, ils se rapprochent désormais des directions financières, dans un rôle de fournisseur de services, en s’appuyant notamment sur des marketplaces au sein desquelles figurent une bibliothèque de connecteurs déclinés par briques applicatives, activables à la carte selon les besoins propres à chaque entreprise.

Auparavant sachant-expert de son produit, l’éditeur, proposant l’ERP comme vecteur central de la transformation digitale, mute désormais en un conseiller des fonctions dirigeantes appelées à piloter le changement.

 

 Le CFO réinvente sa fonction avec le big data

Au cœur de la transformation digitale des entreprises, la data devient elle-même un outil de travail indispensable pour le CFO. Son rôle est désormais d’interpréter des données toujours plus massives, dans des temps toujours plus restreints. D’ici 5 ans, avec l’exploitation massive des objets connectés, 80 milliards de capteurs seront connectés au réseau internet, et produiront une vague de données qu’il faudra être en capacité d’analyser.

Massive, l’information sera également instantanée : 90% des données présentes dans les systèmes seront créées dans les 10 secondes précédant leur traitement. Avec toujours plus de données, souvent issues de référentiels externes à l’entreprises, le CFO doit disposer à la fois d’un outil capable de les agréger mais aussi de les traiter. C’est cette capacité de traitement qu’un ERP de nouvelle génération doit être capable d’appréhender : il s’agit, dans le flux massif d’informations, de pouvoir les ordonner, les trier et les analyser le plus efficacement possible. Cette évolution ne sera pas sans bénéfice pour le CFO. Grâce à l’exploitation par l’intelligence artificielle des données transmises par les objets connectés et aux algorithmes prédictifs, les notions de stock et d’entrepôt disparaitront presque complètement, et les prévisions financières des opérations en seront facilitées.

Alors que la majorité des CFO prennent conscience de l’évolution rapide de leur métier, et sont prêts à le réinventer, ils disposent désormais des outils pour devenir la colonne vertébrale de leurs entreprises, prendre le leadership pour opérer la transformation digitale de leurs activités et devenir ainsi de véritables business partners des entreprises.

Source : Finance & Gestion DFCG – Mai 2020

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