L’automatisation, un prérequis pour les processus transverses et services partagés

La crise sanitaire a accéléré le mouvement de digitalisation des entreprises. Mieux préparées au télétravail et donc plus résilientes face à la pandémie, les entreprises digitalisées ont pu acquérir un avantage concurrentiel décisif et accélérer la dématérialisation de leurs processus. Aujourd’hui, elles sont de plus en plus nombreuses à s’engager sur la voie de l’automatisation. Pour ces entreprises, automatiser est un impératif en vue de plus d’efficacité et d’agilité. Deux conditions désormais déterminantes pour connaître la croissance durable.

1. L’automatisation : un véritable outil de relance pour les entreprises

Avec un PIB en chute de 8,2 %, l’économie française a connu en 2020 l’une des pires récessions de son histoire. Face à cette crise inédite, les efforts de relance de l’Etat et de l’Union Européenne se concentrent sur deux chantiers prioritaires : la transition écologique et la transformation digitale. Dans ce contexte, l’augmentation de productivité promise par l’automatisation apparaît comme un relais de croissance particulièrement prometteur pour des entreprises fragilisées. L’automatisation pourrait ainsi améliorer leur performance économique par le biais de trois facteurs :

  • La réduction des erreurs ;
  • La réalisation d’économies de main d’œuvre et de ressources ;
  • La réallocation de temps de travail sur des tâches à plus forte valeur ajoutée à destination des clients internes comme externes : conseil, reporting, veille, contrôle, etc.

Loin d’être une dépense inutile, l’automatisation est donc pour beaucoup d’entreprises un investissement indispensable dans les technologies d’avenir, qui leur permettra de ressortir plus fortes de cette crise.

 

2. Un must have pour continuer à exister !

Mais d’autres facteurs plaident également pour une automatisation massive à moyen terme. Les prévisions de croissance publiées par la Banque de France s’élèvent à 6,3 % pour 2021 et 4 % pour 2022. L’activité économique et la demande adressée aux entreprises devraient donc croître considérablement et celles-ci auront alors à suivre la cadence, sans quoi elles risqueraient de voir leurs parts de marché diminuer.

Or, des secteurs entiers peinent à recruter des collaborateurs sur des postes dont les tâches sont répétitives ou peu valorisantes. Comment faire face à une demande en forte hausse sans augmenter proportionnellement ses effectifs ? Une réponse technologique s’impose. Pour les acteurs de ces marchés, automatiser devient vital et se contenter d’outils de production et de gestion traditionnels est un pari particulièrement risqué.

 

3. Vers une transformation systémique et culturelle

L’automatisation ne concerne pas simplement des tâches ponctuelles qu’il s’agirait de confier à des algorithmes mais bien une réorganisation globale de l’entreprise permettant notamment d’optimiser les processus fondamentaux, notamment financiers.

Dans un contexte où les entreprises sont de plus en plus étendues et complexes, les solutions d’automatisation apparaissent comme un levier décisif afin de gagner en productivité.

Face à l’hétérogénéité des systèmes d’information, les tâches de reporting, de collecte et de consolidation des données confiées aux services financiers se révèlent bien souvent extrêmement chronophages. Pour les mener à bien efficacement, les processus automatisés de tri et de traitement des données offrent la possibilité d’accéder aux données, de les piloter efficacement et de partager plus rapidement l’information. Par exemple, le contrôle budgétaire ou le reporting sont réalisés plus rapidement quand les personnes en charge peuvent trouver les données par le biais de dispositifs automatisés plutôt que lorsqu’elles sollicitent différents services afin de consolider les informations (cela prend plus de temps et pose des questions sur la fraîcheur et l’exactitude des datas).

De fait, l’automatisation induit une transformation culturelle centrée sur le partage et l’exploitation des données. Pour porter pleinement ses fruits, l’automatisation doit s’appuyer sur un écosystème applicatif ouvert et une volonté de placer la donnée au cœur des processus financiers. L’entreprise automatisée est aussi une entreprise data-driven !

 

4. Une manière de libérer ses talents

D’après une étude Eurostat publiée en 2018, pas moins de 6 millions d’emplois peu qualifiés auront disparu d’ici 2025 du fait de la transformation digitale et de l’automatisation des tâches. Un chiffre qui pourrait inquiéter alors que le chômage de masse fragilise depuis plusieurs décennies déjà le modèle social et les finances publiques des pays d’Europe de l’Ouest. Mais ce chiffre est à relativiser au regard des nouveaux services et métiers que permettent de développer ces technologies et services.

Ces nouveaux métiers et nouvelles fonctions seraient bien plus propices au bien-être des collaborateurs. Débarrassés des tâches rébarbatives, ceux-ci seraient dès lors employés à des missions plus créatives et épanouissantes. Du point de vue des collaborateurs, cette transformation culturelle pourrait bien constituer un important gain de confort et de satisfaction au travail. Ainsi, si elle constituait il y a encore quelques années une option stratégique futuriste, l’automatisation apparaît aujourd’hui comme une nécessité. Indispensable relais de croissance face à la crise, atout majeur pour pallier les difficultés de recrutement et moteur d’une transformation culturelle, elle s’impose aux entreprises de toutes tailles pour faire face aux exigences du monde de demain.


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