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Intelligence artificielle : une opportunité pour la fonction finance

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Finance & Fiscalité

11 octobre 2018

4 min

Le développement de l’intelligence artificielle modifie en profondeur le fonctionnement des métiers de l’entreprise, au premier rang desquels la fonction finance. À elle de s’en saisir et d’en faire un levier au service de la performance.

Quelle place accorder à l’intelligence artificielle au sein de l’entreprise ? Aujourd’hui, le développement des technologies et des logiciels capables d’assurer un grand nombre de tâches jusque-là réservées à l’intelligence humaine bouleverse tous les métiers. Selon l’étude de McKinsey A future that works : automation, employment & productivity de janvier 2017, « au moins 30 % des tâches sont automatisables pour plus de 60 % des fonctions ».

L’intégration de l’intelligence artificielle dans l’entreprise entraîne des ruptures dans l’organisation du travail comme dans les modes de fonctionnement et les prises de décision. Mais elle va aussi permettre d’optimiser les processus en interne. Toutes les activités sont concernées. Et notamment la fonction finance.

Le traitement automatique des tâches routinières

Les applications de l’intelligence artificielle dans la fonction finance sont nombreuses. Qu’il s’agisse de l’enregistrement des écritures comptables, du traitement des transactions, du suivi de factures ou encore de la gestion des fiches de paie, toutes ces opérations routinières sont extrêmement chronophages et génératrices d’erreurs. En déléguant ces tâches répétitives à des machines, les directions financières voient leur charge de travail considérablement allégée. Une étude de PwC de mars 2017 révèle que près d’un tiers des activités pourraient être automatisées dans le domaine financier.

Cette amélioration de l’efficacité des services financiers grâce aux progrès en matière d’intelligence artificielle permet de gagner en productivité. Elle libère du temps à la fonction finance qui peut alors se consacrer à des missions à plus forte valeur ajoutée comme l’analyse prédictive. Une enquête réalisée par EY souligne ainsi que 65 % des directions financières estiment que l’intégration de processus standardisés et automatisés dans leurs dispositifs améliore la qualité du reporting et augmente leur agilité. « L’intelligence artificielle et l’automatisation apparaissent comme de véritables opportunités : elles peuvent réduire les coûts de traitement des données, notamment dans la gestion des risques, mais aussi et surtout, avoir des applications considérables dans d’autres domaines comme la lutte contre la fraude et le blanchiment d’argent », estime Shamus Rae, en charge de l’intelligence artificielle chez KPMG.

L’intelligence artificielle, une aide à la prise de décision

Pour moderniser leur approche de la prospective, les directions financières se dotent de nouveaux outils, notamment ceux relatifs à la data science et au machine learning qui permet de construire des modèles de prédiction à partir de séries de données. Elles sont désormais capables de déceler les dernières tendances qui conditionneront les évolutions futures grâce à la collecte et à l’interprétation d’importantes quantités de données. L’intelligence artificielle devient ainsi un outil d’aide à la prise de décision stratégique ou financière dans l’entreprise. Et ce n’est qu’un début : d’après une enquête réalisée par KPMG, 32 % des entreprises interrogées comptent investir de plus en plus dans l’automatisation des processus et 25 % d’entre elles dans les technologies d’analyse de données.

Enfin, en matière de cybersécurité, le développement de l’intelligence artificielle, notamment l’intégration du machine learning, permet de mieux se prémunir des attaques et des malveillances. Pour Thierry Mennesson, consultant au cabinet Oliver Wyman, « le défi n’est pas tellement de savoir détecter les nouveaux types d’attaques mais de le faire vite. » Seuls les algorithmes utilisés par l’intelligence artificielle ont la capacité de trier de telles masses de données et de détecter rapidement les anomalies.

L’équilibre « homme-machine »

La réussite de l’intégration de l’intelligence artificielle dans l’entreprise dépend de son appropriation par les salariés. Car comme l’affirme l’Institut du futur, think tank californien, « les nouvelles technologies devront être encadrées par l’humain. » L’intégration de l’intelligence artificielle impose de redéfinir les métiers pour que le duo homme-machine soit une réelle opportunité pour l’entreprise. Les collaborateurs financiers doivent être accompagnés pour acquérir les compétences et les qualifications nécessaires pour superviser ces fonctions intelligentes au quotidien. Et l’Institut californien de préciser que « la capacité à acquérir un nouveau savoir vaudra bien plus que le savoir déjà appris. » Le défi de la fonction finance de demain sera donc d’apprendre utiliser l’intelligence artificielle pour augmenter ses performances.

 

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