Brésil : un pays aux multiples promesses… et aux nombreuses contraintes

En 2014, il accueille la coupe du monde de football. En 2016, les jeux olympiques. Au-delà de l’actualité sportive, le pays le plus peuplé d’Amérique latine offre de formidables opportunités pour les marques et les enseignes de la distribution spécialisée. A condition de respecter les règles.

Saviez-vous qu’au Brésil les consommateurs retirent de l’argent liquide dans les boutiques équipées de terminaux point de vente ? Que ce pays de près de 200 millions d’habitants, dont la classe moyenne fréquente assidument les centres commerciaux, occupe la première place du Global Retail Development Index (GRDI ) d’AT Kearney depuis 2012 ? Que les marques de luxe ou de prêt à porter européennes viennent s’y implanter avant de conquérir l’Argentine et la Colombie ?

Des taxes nombreuses et variées

Pays hors norme pour ses modes de consommation, le Brésil l’est également pour sa législation et sa fiscalité. Les taxes y sont nombreuses et variées. Chacun des 26 Etats plus un district fédéral et les 5 581 municipalités qui le composent appliquent leurs propres pratiques commerciales et fiscales. Les taxes qui concernent le secteur du retail nécessitent quant à elle des mécanismes de gestion documentaire sophistiqués pour leur collecte. La plus connue, appelée Imposto sobre circulação de mercadorias e serviços (ICMS), s’applique à la circulation des marchandises. Elle est perçue par les Etats avec un taux qui peut varier entre 7 % et 25 % si la vente se déroule à Rio de Janeiro ou à Brasilia !

Multiplier par dix l’effort nécessaire

« Au Brésil, le périmètre d’exigence légale implique de multiplier par dix l’effort nécessaire par rapport à d’autres pays comme ceux de l’Union Européenne, tout comme le temps qu’il faut y consacrer et le nombre de voyages qu’il faut y faire avant de s’y installer. Les projets eux-mêmes sont dix fois plus longs à mener », souligne Emmanuel Costa, Responsable de la localisation chez Cegid.

S’installer au Brésil nécessite donc de s’équiper d’un système d’information capable de gérer toute cette complexité. Selon PricewaterhouseCoopers, 2 600 heures par an soit vingt fois plus qu’en Europe seraient nécessaires aux entreprises brésiliennes pour remplir leurs obligations fiscales. Comme quoi, il n’y a pas que la coupe du monde qui réclame des préparatifs en arrivant au Brésil !


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