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Pourquoi la gestion des flux de trésorerie est-elle cruciale pour la pérennité de votre entreprise ?

10 Mar 2020

« Gouverner, c’est prévoir » La célèbre maxime d’Émile de Girardin s’applique plus que jamais sur la question des finances. Avec 50 % des faillites dues à une mauvaise gestion de la trésorerie, il est essentiel d’obtenir une vision à moyen et long terme pour être en mesure de faire des prévisions réalistes et garantir la pérennité de votre entreprise.

Le délai de paiement : une des principales raisons de faillite.

Un quart des faillites des PME sont dues aux trop longs délais de paiement des clients. Les échéances souvent longues (45 à 60 jours) affectent durement le besoin de trésorerie. Il s’agit de la première cause de faillite en France, où les créances passées en perte représentent 56 milliards d’euros chaque année. Il est à noter que ce sont les PME qui sont les plus sujettes à ce risque. Non seulement parce qu’elles ne disposent pas des mêmes fonds, mais également parce que leur délai moyen est plus étendu que celui des grands comptes (10,9 jours, contre 8,9). 

2018 : année record de création d’entreprises

691 000 entreprises créées en 2018, soit 17 % de plus qu’en 2017. La dynamisation entrepreneuriale voulue par les gouvernements successifs a bien produit des effets. Il est à noter que la progression est dopée par les micro-entreprises qui ont augmenté de 28 % par rapport à 2017 et que le rythme s’est ainsi accru (+17 % en un an). Néanmoins, les entreprises classiques connaissent également une envolée spectaculaire avec 308 000 créations, le plus haut niveau depuis que l’Insee publie ses statistiques (2009). 

Une forte mortalité des entreprises

Les « années charnières » de l’entreprise sont situées entre les deux et cinq ans qui suivent sa création. La probabilité de défaillance annuelle augmente alors de 50 % par rapport aux premières années et atteint le double des années ultérieures. Il est de 51 % à cinq ans. 

La génération 2014 en meilleure santé que la génération 2010

Les 267 000 entreprises créées au premier semestre 2014 ont atteint un taux de pérennité de 75 % à trois ans (hors régime auto-entrepreneur), soit trois points de plus que leurs aînées de 2010. Au bout de trois ans, six entreprises pérennes sur dix se déclarent satisfaites de leur dernier exercice financier. Enfin, les créations d’emplois dans les entreprises pérennes compensent les pertes consécutives à la cessation des autres. 

L’Industrie plus solide

Parmi les secteurs économiques les plus robustes, le trio de tête, en 2018, comprend d’abord l’industrie, viennent ensuite le commerce puis les activités spécialisées, scientifiques et techniques. À noter cependant qu’en Île-de-France comme en France, le commerce et la construction, secteurs parmi les plus dynamiques (respectivement 24 et 19 % des créations d’entreprises), restent cependant les moins pérennes. 

Trois facteurs déterminants

 1. Investissement :

Assez logiquement, plus les moyens de départ sont importants, plus les chances de pérennité sont assurées. C’est aussi pour cela que les sociétés sont avantagées par rapport aux entreprises individuelles.

 

2. Expérience :

L’expérience du créateur d’entreprise est déterminante. Le taux de pérennité gagne 5 points avec un créateur doué d’au moins dix d’expérience dans le métier (80 %), et en perd 4 lorsque le créateur se lance dans une activité différente de son métier principal (71 %). 

3. Densité :

Plus l’unité urbaine comporte d’habitants, plus diminue le taux de pérennité. Ce facteur est encore plus critique dans l’agglomération parisienne où la concurrence est citée comme le principal frein au développement (35 % contre 24 % dans les communes rurales). Cet aspect affecte également les problèmes de trésorerie (38 % des entreprises parisiennes encore actives en 2017 en ont rencontré depuis leur création, 4 points de plus que la moyenne et 6 de plus que les communes rurales).

Pérenniser son entreprise passe par le choix des bons outils. Suivez le guide !