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Facture électronique 2026 : un formidable levier de performance pour les entrepreneurs

10 mai 2024

4 min

Le hub consacré à la facture électronique a connu une affluence record lors du dernier salon Go Entrepreneurs, à Paris. Cette réforme, prévue pour 2026, soulève en effet de nombreuses questions des chefs d’entreprise et notamment des dirigeants de TPE/PME : Quelles sont les obligations à respecter ? Comment se préparer à la facture électronique 2026 ?

Elodie Cassart, rapporteuse du prochain Congrès de l’Ordre des experts-comptables et vice-présidente du Conseil régional de l’Ordre des experts-comptables de Paris Île de France est intervenue lors du salon Go Entrepreneurs pour répondre à ces questions. Loin de voir la facture électronique comme une simple contrainte réglementaire, elle y voit surtout une formidable opportunité. Nous l’avons rencontrée pour en savoir plus sur les bénéfices concrets que peut en tirer une TPE/PMECliquez ici pour entrer du texte. et sur la marche à suivre pour aborder cette évolution dans les meilleures conditions.

La généralisation de la facture électronique est souvent perçue comme une contrainte supplémentaire par les chefs d’entreprise. Qu’en pensez-vous ?

Elodie Cassart : Il est vrai que la mise en place de la facture électronique répond à toutes les caractéristiques d’une obligation réglementaire, avec un calendrier et des dates butoirs imposées par la législation. Pour rappel, la facture électronique c’est en 2026 ! Mais pour moi l’enjeu est ailleurs : il s’agit surtout de transformer cette obligation en de réelles opportunités pour nos entreprises.

D’autant qu’à terme, l’écrasante majorité des entreprises est concernées : grandes ou petites entreprises qui réalisent des opérations entre professionnels ou avec des particuliers, qui émettent des factures ou gèrent une caisse… tout le monde ou presque doit s’y intéresser !

Quels sont les bénéfices concrets de la généralisation de la facture électronique en 2026 pour les entreprises ?

Elodie Cassart : J’en vois au moins trois.

Tout d’abord, c’est une simplification radicale de la collecte des factures pour les entreprises. Actuellement, elles doivent gérer une multitude de formats différents, avec des factures reçues par mail, courrier postal, plateformes d’échanges… Avec la facture électronique, elles n’auront plus qu’un seul format standardisé et un seul mode de transmission à gérer. C’est un gain de temps et d’efficacité phénoménal dont rêve tout entrepreneur.

Deuxièmement, en collectant toutes les factures en flux, les entreprises vont enfin pouvoir disposer de chiffres d’activité et de trésorerie en temps réel. Pouvoir piloter son entreprise avec des données financières à jour est essentiel : la promesse est de pouvoir réellement prendre le contrôle de la gestion de sa trésorerie au quotidien.

Enfin, la gestion des statuts de la facture, qui est prévue dans le cadre de cette réforme prévue pour 2026, va permettre de signaler directement et de manière dématérialisée tout désaccord sur une facture, sans attendre des échanges interminables de relances et de mise au point. Les entreprises pourront aussi envoyer directement des liens de paiement sécurisés. Cela devrait réduire considérablement les litiges et accélérer les encaissements et décaissements. Un enjeu vital quand on connaît les difficultés de trésorerie récurrentes de nombreuses TPE/PME.

La facture électronique 2026, c’est une simplification radicale de la collecte des factures pour les entreprises.
Elodie Cassart, vice-présidente du Conseil régional de l’Ordre des experts-comptables de Paris Île de France

Comment les TPE/PME doivent-elles se préparer à la facture électronique 2026 ?

Elodie Cassart : La première chose à faire est de se doter d’un logiciel de facturation compatible avec le nouveau format Factur-X, si ce n’est pas déjà le cas. Pour les commerces avec une caisse enregistreuse, il faudra vérifier que celle-ci est capable de respecter les obligations en matière de e-reporting, c’est-à-dire l’envoi des recettes sur une plateforme de facture électronique.

Ensuite, il faut selon moi passer en revue tous les outils déjà utilisés dans l’entreprise et remettre à plat les processus de gestion des achats et des ventes : logiciels de gestion commerciale, logiciel comptable, etc. L’objectif est de simplifier, de dématérialiser au maximum les processus avant l’entrée en vigueur de la facture électronique en 2026. Il ne faut donc pas hésiter à vérifier les fonctionnalités disponibles, souvent sous-utilisées, et les paramétrages effectués, pour aller au maximum de la digitalisation et de l’automatisation. Ajouter la facture électronique à des processus manuels ou trop complexes n’aurait pas de sens.

Dans un troisième temps, les entreprises pourront étudier les différentes offres de services de leurs prestataires en matière de plateformes électroniques. J’insiste cependant, l’urgence n’est pas là, car les plateformes ne sont pas encore agréées et les phases de test pas encore lancées. L’équipement de logiciels de facturation / caisse et la revue des processus me semble plus urgents.

Enfin, et tout au long de cette préparation progressive, je ne peux que recommander aux entrepreneurs de se rapprocher de leur expert-comptable. Nous maîtrisons parfaitement les enjeux, les contraintes techniques et calendaires de cette réforme. Nous pourrons les guider, les conseiller sur les éléments à prendre en compte comme l’éligibilité à certains régimes fiscaux spécifiques.

« Je ne vois tout simplement aucune raison d’attendre 2026 ou 2027 ! J’encourage les entreprises à franchir le cap dès la fin 2025 si elles le peuvent. »
Elodie Cassart, vice-présidente du Conseil régional de l’Ordre des experts-comptables de Paris Île de France

Quel doit être le calendrier « facture électronique » des TPE/PME pour la période en venir ?

Elodie Cassart : Les étapes préparatoires que j’évoquais peuvent être lancées dès maintenant. Pour la suite, je ne vois tout simplement aucune raison d’attendre 2026 ou 2027 : concrètement, les entreprises pourront bénéficier des avantages de la facture électronique dès que les plateformes entreront en phase de test. J’encourage les entreprises à franchir le cap dès la fin 2025 si elles le peuvent.

La principale difficulté sera de gérer la période de transition où cohabiteront l’ancien système et le nouveau. Avoir basculé très tôt permettra de s’épargner ces complications. De plus, on peut penser que les grands donneurs d’ordre que sont les grandes entreprises pousseront leurs sous-traitants à adopter ce mode de transmission des factures. C’est une raison supplémentaire de ne pas attendre !

Finalement, que l’on soit une TPE, une PME ou une grande structure, l’enjeu est avant tout d’aborder cette réforme comme un formidable levier de simplification, de productivité et de performance pour son entreprise. Plutôt que de la subir, mieux vaut s’en emparer au plus vite pour en tirer tous les bénéfices !

Facture électronique 2026 : l’opportunité de la transformation numérique pour les TPE/PME

Chez Cegid, nous sommes convaincus que la facture électronique va agir comme un puissant levier de transformation pour les TPE/PME. Au-delà d’une simple contrainte réglementaire, cette réforme représente en effet l’opportunité de gagner en agilité, en productivité et en compétitivité. En rationalisant les processus de facturation et offrant une vision temps réel de la trésorerie des entreprises, cette transformation permet enfin aux dirigeants de se concentrer sur leur cœur de métier. Un gage de performance que nous vous aidons à saisir.

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