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Évolution du commerce : les 6 nouvelles tendances

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Retail & Distribution

23 janvier 2017

3 min

Le bureau de tendances Martine Leherpeur s’est penché sur l’évolution du commerce après le « tsunami digital ». Il a identifié six nouvelles tendances clés.

Après avoir dressé le portrait des « digital boomers », cette nouvelle génération de consommateurs « ultra connectés » qui bouleverse les modes de consommation, le bureau de tendances Martine Leherpeur a identifié six nouveaux modèles de distribution dans lesquels s’entrecroisent ou fusionnent le on-line et le off-line.

Renouveler le lien avec les consommateurs

Premier modèle de distribution analysé par le bureau, le « Pin Shop » s’inspire de Pinterest, réseau social ou chacun épingle et partage sa sélection d’articles. Il correspond en quelque sorte à une nouvelle génération de concept-stores étonnants et à la portée de tous comme le magasin Mistral Gift à Tokyo qui ne vend que des produits d’Europe, ou la boutique-appartement « Chez moi, Paris » dans laquelle vit son propriétaire, Jean-Baptiste et où tout est à vendre, ou encore le centre commercial Bikini à Berlin ou la nouveauté est permanente grâce à un système de baux commerciaux de courtes durées.

 

La seconde thématique analysée par le bureau est intitulée « Like Spot ». Elle se fonde sur le modèle communautaire, qui définit de nouveaux rapports entre groupes, réunit des personnes partageant les mêmes aspirations. La marque de lunettes Waiting For The Sun qui accueille dans son concept store d’autres marques issues de la culture surf et de collaborations amies en est un exemple, tout comme les initiatives des commerçants qui se réunissent pour dynamiser une rue, s’engager pour une cause (rue Poço dos Negros à Lisbonne) ou créer des boutiques en forme de manifeste (concept store de créateurs solidaires Front de Mode de la styliste Sakina M’Sa).

 

« Run & Collect » est un autre modèle né du « travel retail » ou du commerce de transit permettant d’acheter à n’importe quel moment comme depuis un ordinateur. Il tend à devenir aussi un commerce de destination à l’image de la transformation des boutiques des Aéroports de Paris.

Sortir de la spirale des promotions

Autre modèle : celui du « The Big Low » né des nouveaux comportements low-cost issus du digital et qui envahit aussi le commerce physique avec ses promotions permanentes. Il pousse certains acteurs à en prendre le contrepied en affichant, par exemple, des prix bas toute l’année et sans rabais (Kiabi). D’autres invitent les consommateurs à co-construire les prix (H&M offre des réductions à ses clients qui ramènent des articles usagés en magasin). D’autres encore détournent l’image prix (Charles & Keith vend des accessoires d’apparence ultra luxe tout en plastique).

 

La tendance « Emoji Places » incarne pour sa part le renouveau de la vague « retailtainment » qui combine commerce et divertissement. L’idée est de démultiplier les moments d’émotion à l’instar de la boutique Story à New York qui change de décors et d’assortiments toutes les 4 à 8 semaines ou du grand magasin Selfridges avec son rayon expérimental « Agender », un concept unisexe qui efface les frontières homme/femme.

 

Enfin, les « Uber Models » donnent naissance à des distributeurs d’un nouveau type, des « ovnis » du commerce ainsi que les nomment le bureau de style, un modèle dans lequel les imprimantes 3D pourraient un jour détrôner les produits à vendre dans les boutiques !