Comment les DRH envisagent-ils la transformation et la digitalisation de leur métier ?

Quels sont les principaux enjeux de transformation des métiers RH dans les prochaines années ? Et qu’en est-il de la digitalisation de ces fonctions au sein des entreprises et organisations issues du secteur privé ou public ?
Pour répondre à ces questions cruciales, Cegid a lancé en 2022 son premier Observatoire des transformations des métiers des RH. L’occasion de faire le point avec les représentants d’un département qui se situe au cœur des enjeux de l’organisation et de l’évolution du monde du travail.

1er Observatoire 2022 des DRH : quel est le profil des répondants ?

Réalisé de juin à fin août 2022, ce premier baromètre portant sur la transformation du métier des directions RH et sa digitalisation a mobilisé près de 450 répondants. Issus à 77% du secteur privé, ils officient en très grande majorité, à 72%, au sein des directions RH et Formation de leurs entreprises respectives. Lesquelles sont par ailleurs de tailles variées : bien que plus de la moitié, 56,3%, des répondants travaillent dans une entreprise dont l’effectif est compris entre 50 et 499 salariés, il faut noter que plus d’un tiers, 37%, d’entre eux vient d’ETI et Grandes Entreprises.

Enfin, les secteurs de l’industrie et des transports, des services et du tertiaire ainsi que de la distribution et du commerce cumulent à eux seuls 71,5% des réponses.

 

1er Observatoire 2022 des DRH : quels enseignements ?

Ambitionnant de dresser un état des lieux fidèle du monde RH d’aujourd’hui et de mettre en lumière leurs problématiques à venir, le 1er Observatoire 2022 des DRH est riche en enseignements. En voici quelques-uns.

La transformation digitale reste un enjeu majeur pour les DRH

Selon les conclusions de l’Observatoire 2022 des DRH, la transformation digitale reste un enjeu prioritaire pour une écrasante majorité des DRH. 89% d’entre eux pensent en effet qu’il est important d’accélérer sur ce sujet.

Et pour cause ! Pour 64,6% des répondants, l’exploitation des données RH n’est pas encore d’actualité. Par ailleurs, 78,2% d’entre eux ont un avis nuancé sur l’atteinte des objectifs attendus par le système RH mis en place dans leur organisation voire n’en sont pas satisfaits. Dans le même temps, ⅔ des sondés pensent que leurs solutions de paie pourraient être plus innovantes.

Paradoxalement, moins d’un DRH sur deux déclare disposer d’une stratégie de transformation digitale en 2022.

Les entreprises et organisations sont mal outillées pour recruter, former et engager les collaborateurs

Autres enseignements de cette étude, si le recrutement des talents et la formation restent le cœur de métier pour la quasi-totalité des DRH – respectivement 98% et 96% d’entre eux déclarent qu’il s’agit d’un enjeu incontournable -, l’engagement des collaborateurs devient une problématique forte et dans l’air du temps.

Ainsi, 93% des DRH ont mis en place ou sont en train de mettre en place des actions en matière de QVCT afin d’attirer, retenir et fidéliser leurs talents :

  • 47,4% d’entre eux ont par exemple des dispositifs visant à favoriser la mobilité interne et des plans de carrière plus clairs ;
  • 43,7% proposent des parcours de formation sur mesure ;
  • 42,8% mettent en place des programmes de sensibilisation et d’accompagnement des managers sur les sujets de QVCT.

À noter que près de la moitié d’entre eux (48,8%) va par ailleurs investir pour encourager la montée en compétence des salariés dans un objectif d’amélioration de l’expérience collaborateur.

Toutefois, les DRH semblent mal outillés pour répondre à ces enjeux stratégiques : plus de la moitié d’entre eux pensent par exemple qu’ils ne peuvent pas tout à fait recenser ou administrer des formations efficacement avec leurs outils actuels. Plus généralement, 33,2% des DRH déclarent que les technologies en place sont trop obsolètes ou inadaptées pour qu’ils puissent mettre correctement en place leur stratégie.

Des préoccupations partagées par le secteur public

Dernier enseignement apporté par l’Observatoire 2022 des DRH : on observe des données sensiblement similaires, qu’il s’agisse des entreprises privées et des organisations publiques.

Les DRH des administrations publiques sont par exemple tout aussi convaincus que ceux du privé sur le fait que :

  • La transformation digitale est un enjeu majeur (83,8% vs 89% dans le privé).
  • Le développement des compétences est un enjeu important (97,2% vs 98%).
  • Attirer et gérer les talents est une priorité incontournable (96,2% vs 96%).

De même, les DRH du Secteur Public sont aussi conscients de l’importance d’engager leurs collaborateurs. Ils priorisent d’ailleurs les mêmes initiatives en la matière que leurs homologues du privé, avec toutefois une hiérarchisation différente :

  • Sensibilisation et accompagnement des responsables sur les problématiques QVCT (55,2% vs 42,8%) ;
  • Soutien à la mobilité interne et à la clarification des plans de carrière (49,5% vs 47,4%) ;
  • Mise en place de parcours de formation sur mesure (45,7% vs 43,7%).

Enfin, l’enjeu de modernisation de l’outil RH est également partagé : 55% des DRH déclarent par exemple qu’un projet d’investissement en solutions et logiciels RH est prévu dans l’année pour automatiser la gestion administrative du personnel.

Il faut dire que 39% voient les technologies en place comme des freins au développement de leur stratégie. 


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