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Chronique de fiscaliste Économie du partage BtoB : réduisez facilement vos charges !

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Finance & Fiscalité

16 décembre 2021

Déjà amorcée depuis quelques années, l’économie du partage interentreprises a pris de l’ampleur ces derniers mois notamment avec la crise sanitaire. Les entreprises découvrent l’intérêt de mutualiser certains biens ou services à la fois pour un usage plus vertueux et responsable mais aussi pour faire des économies significatives ! Explications.

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Une économie du partage BtoB qui valorise l’usage et l’optimisation des biens

L’économie de partage, ou économie collaborative, désigne les activités qui reposent sur le partage ou la mutualisation des biens, savoirs, services ou espaces plutôt que sur leur possession. Cette économie qui s’est fortement développée auprès des particuliers ces dernières années, intéresse de plus en plus d’entreprises qui se lancent dans le partage de locaux, de biens de production et équipements, de leur flotte automobile ou encore des compétences, dont elles n’ont pas l’usage à plein temps. Leur objectif : faire mieux avec moins et utiliser l’existant sous-exploité. Est-il bien raisonnable par exemple de disposer d’une flotte automobile dont une partie des véhicules reste stationnée plusieurs jours par semaine sur le parking de l’entreprise ? Non seulement, l’économie de partage permet d’optimiser l’usage des biens ou locaux mais aussi de gagner de l’argent finalement en évitant d’en dépenser.

 

Pourquoi l’économie du partage BtoB est dans l’air du temps ?

Plusieurs éléments laissent penser que l’économie du partage BtoB va fortement se développer dans les années à venir. Avec la crise du Covid, les entreprises ont été amenées à revoir durablement leur fonctionnement, et notamment leur gestion des biens et des services. La mise en place du télétravail par exemple a libéré de la place dans les bureaux, entraînant une nécessaire réflexion des DAF sur l’utilisation intelligente des espaces de travail partiellement occupés.

Plus globalement, l’économie du partage BtoB permet de répondre au souhait de plus en plus prégnant, notamment des jeunes générations, de préserver l’environnement. En optimisant l’utilisation de biens déjà produits, l’entreprise économise les ressources et donc la planète. Se met en place progressivement la conscience dans les services administratifs et financiers qu’il est possible de ne pas posséder des biens onéreux utilisés ponctuellement mais au contraire de n’y accéder que lorsque cela s’avère nécessaire.

 

L’économie du partage BtoB s’appuie sur l’essor du numérique

Ces nouvelles façons d’envisager l’utilisation des patrimoines de l’entreprise ont pu voir le jour grâce à l’essor du numérique qui permet de trouver les biens ou d’organiser des services quand il y a un besoin. Nombre de services généraux se sont d’ores et déjà emparés de cette dynamique pour mutualiser les charges, trouver des moyens de fonctionner autrement voire de se moderniser plus vite ou à moindres coûts.

Et si les DAF d’aujourd’hui sont prêts à utiliser ce système existant depuis plusieurs années, c’est aussi parce qu’il a atteint une maturité et une crédibilité suffisantes. L’économie collaborative BtoC et CtoC comporte déjà des exemples fleurissants (Airbnb, Uber…). Et selon les chiffres du ministère de l’Économie, le chiffre d’affaires de ce secteur pourrait atteindre 302 milliards d’euros en 2025 !

 

Quels sont les avantages de l’économie du partage BtoB pour les entreprises ?

Le partage en BtoB permet de réaliser d’importantes économies en divisant par exemple les coûts de maintenance d’un équipement ou le salaire d’un consultant en temps partagé. Le gaspillage est minimisé, les services s’attachant à optimiser les temps d’utilisation des outils ou des compétences. Les dépenses d’investissement ou immobilisations se retrouvent elles aussi réduites puisque l’achat à tout prix n’est plus la règle. Il peut même générer de nouveaux revenus, avec par exemple la location pour les entreprises propriétaires des locaux sous-utilisés à une autre entreprise. Au-delà de l’aspect financier, le partage BtoB ouvre de nouveaux horizons aux entreprises qui peuvent accéder à de nouveaux actifs ou compétences détenues par d’autres entreprises voisines ou de secteurs d’activité proches (brevets, droits d’auteur ou savoir-faire), auxquels elles n’auraient peut-être pas pensé et ce, à moindres coûts et sans délai. Sans compter l’impact positif sur l’environnement qui donne une bonne image de l’entreprise et peut augmenter sa notoriété.

 

Comment passer concrètement à l’économie du partage BtoB ?

Dans la mesure où tout type de bien ou service peut être partagé, il appartient à l’entreprise d’identifier les éléments qu’elle souhaite mettre à disposition, inutilisés ou sous-exploités parmi ses stocks, bâtiments, équipements, véhicules… Et ceux qu’elle pourrait obtenir par le biais d’autres entreprises sans passer par une acquisition, dont elle n’aurait pas l’usage à plein temps. S’il est possible de conventionner en direct entre entreprises, mieux vaut se rapprocher des réseaux et plateformes de partage B2B existantes qui sécurisent l’échange moyennant le plus souvent une commission (floow2, Ubiq…). Une harmonisation des pratiques est d’ailleurs attendue grâce aux échanges de données via ces plateformes officielles entre professionnels « pour améliorer le respect des obligations fiscales et assurer la collecte efficace de la TVA/TPS dans cette partie de l’économie en croissance rapide », a déclaré Pascal Saint-Amans, directeur du Centre de politique et d’administration fiscale de l’OCDE.

 

L’économie du partage B2B gagne du terrain grâce à ses avantages considérables et une notoriété grandissante. En partageant ingénieusement leurs actifs physiques et leurs ressources, les entreprises peuvent réaliser des gains d’efficience, de résilience et d’agilité, et impacter positivement leur écosystème et la planète. Le DAF se doit d’être le moteur de cette démarche positive, guidée par son bon sens économique et la recherche d’innovation, et portée par une digitalisation interne croissante permettant d’accompagner les décideurs dans leurs projets tournés vers l’extérieur.

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