Chronique de fiscaliste :
comment rendre votre département fiscal plus autonome ?

Les équipes fiscales ont à travailler dans un environnement toujours plus contraignant : une règlementation complexe et mouvante, une demande accrue de transparence, un nombre de données exponentiel… tout en continuant à gagner en efficacité (délais) et en performance (qualité). Pour répondre à ces enjeux, une transformation est nécessaire pour améliorer les processus fiscaux et mettre en place des contrôles fiables. Un défi seulement possible avec la mise en place d’outils adéquats et la définition d’un rôle et d’une stratégie clairs pour la fonction fiscale.

Les dossiers gérés par le département fiscal à la fois passionnants et complexes

La fiscalité a toujours été une composante majeure de l’entreprise, qui dicte certains choix d’optimisation et définit des contraintes de gestion. Mais le département fiscal voit ses missions se multiplier et se complexifier. S’il accomplit toujours des tâches traditionnelles telles que la sécurisation des positions fiscales de l’entreprise, le respect des obligations déclaratives, ou encore la maîtrise des taux d’imposition…, il subit en toile de fond de nombreuses contraintes. Il porte notamment le poids d’une réglementation très hétérogène et mouvante, susceptible de générer un risque fiscal pour son entreprise. Il doit aussi appliquer des normes parfois concurrentes (il n’y a qu’à voir les fortes disparités des taux d’impôts sur les sociétés rien qu’en Europe), suscitant des hésitations légitimes. Il a aussi à exécuter de nombreuses opérations souvent chronophages et lourdes qui ne dépendent pas seulement de lui comme la collecte d’informations, la saisie de données liées, les vérifications de cohérence…

 

Des exigences toujours plus nombreuses formulées à l’égard des fiscalistes

Parallèlement, le département fiscal doit aussi répondre à de nouvelles demandes et sollicitations. Il s’agit le plus souvent de demandes internes de la part de sa direction générale, de la direction financière, de l’actionnariat, etc. qui souhaitent toujours plus de reporting, de synthèses, d’analyses et veulent disposer d’une vision prospective… Il existe aussi des exigences ou pressions externes de l’administration fiscale, d’investisseurs, de clients, voire plus globalement de l’opinion publique pour qui la transparence fiscale ou encore le respect du paiement des impôts en France sont des nécessités incontournables. Difficile en outre de répondre à ces requêtes alors que le volume des données et leur niveau de détail sont considérables, et que ces données proviennent d’une variété de sources, même si elles doivent correspondre à différents standards communs (normes IFRS) et/ou locaux. La fonction fiscale n’échappe pas non plus, comme d’autres services internes, à la pression des nouveaux talents embauchés qui aspirent à des missions plus valorisantes de conseil et d’analyse, moins manuelles et répétitives.

 

La technologie comme levier d’optimisation du département fiscal

La technologie se révèle être un levier essentiel pour permettre la transformation de cette fonction fiscale car elle entraîne notamment une hausse de la performance tout en diminuant le risque de non-conformité. A condition toutefois de choisir les outils appropriés et de se doter de compétences clés en interne.

Ces solutions expertes permettent en effet une veille automatique sur la législation plus facile et plus sûre, favorisent le travail collaboratif, fournissent des informations fiables en temps réel, tout en appliquant une haute sécurisation aux données. Elles utilisent de plus en plus des algorithmes avancés avec des techniques d’apprentissage automatique (machine learning), qui permettent une vitesse de traitement des données toujours plus rapide pour en extraire les informations les plus pertinentes. Les experts ainsi mobilisés sur ces nouvelles technologies pourront explorer et apprécier, en tant qu’utilisateurs, le potentiel logiciel de ces outils dédiés à leur métier.

 

Des atouts précieux pour libérer la fonction fiscale !

Ces solutions, si elles sont bien choisies et utilisées, apportent des avantages considérables à la fonction fiscale. Elles réduisent par exemple les coûts de production des déclarations grâce à l’automatisation, diminuent le risque fiscal et de pénalités en améliorant les contrôles internes, augmentent la qualité des données produites, simplifient les processus d’échanges d’informations et contribuent à affiner les analyses et prédictions. Elles permettent au département fiscal de diminuer le temps passé sur les tâches à moindre valeur ajoutée pour se concentrer sur l’analyse et l’exploitation de la donnée fiscale, ce qui les autorise à prendre du recul sur les dossiers et les aident à devenir des visionnaires sur leur périmètre. En synthèse, les travaux des équipes fiscalité se réalisent plus naturellement en neutralisant le poids des contraintes initiales (techniques, temporelles et légales) : l’autonomie d’action et la légitimité du fiscaliste en sortent ainsi renforcées.

 

Ces outils de plus en plus élaborés sont synonymes d’efficience et d’agilité. Ils offrent la capacité au département fiscal de se positionner en expert de son domaine, qui peut ainsi simuler des actions d’optimisation et développer de véritables politiques fiscales. Il en découlera plus d’initiatives porteuses ou d’arbitrages rapides et davantage de contributions et d’entraide au sein même de la direction administrative et financière.

Optez pour une solution de gestion fiscale qui gère pour vous la veille légale !