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Avis d’experts (1/3) : immersion au cœur de la DAF en pleine transformation numérique

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ERP et gestion financière & ERP Grandes entreprises

21 février 2023

« En se digitalisant, la DAF attire des profils davantage capables de piloter l’activité financière » Un entretien avec Edouard Ansermino, Presales Manager, Cegid La transformation digitale de la direction financière concerne aussi bien la partie technologique que la partie humaine. Les outils, aussi performants soient-ils, ne peuvent pas tout ! Le niveau d’expertises et l’engagement des collaborateurs est plus que jamais décisif pour permettre aux fonctions finances de créer plus de valeur au sein de leur entreprise.

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Pouvez-vous vous présenter brièvement ?

Je m’occupe de toute la partie avant-vente Cegid pour les grands comptes : Mid et High Market. Notre équipe a la charge de plusieurs produits qui couvrent un spectre très large : le déclaratif, le pilotage de la performance et la modélisation, le suivi des frais, le contrôle de gestion, la comptabilité auxiliaire, l’interpréteur comptable, la fiscalité, la trésorerie, la consolidation… et bien plus encore. 

 L’objectif est d’avoir une chaîne forte et complète qui traite tous les enjeux de la DAF, avec une continuité de la traçabilité. Nous voulons accompagner la DAF sur l’ensemble de ses missions administratives et financières. 

 

Pourquoi est-il si important de digitaliser la fonction finance ? Quelles sont les préoccupations que vous rencontrez chez les professionnels de la fonction finance ?

Le premier sujet que nous avons identifié concerne le besoin d’accompagnement de la direction financière dans sa croissance. Et pour cela, elle fait face à une double contrainte. D’une part, des outils vieillissants. D’autre part, des outils trop restrictifs qui n’ont qu’une portée limitée par rapport à l’étendue de leurs missions, qui sont de plus en plus stratégiques et transverses. 

Nous proposons une chaîne de solutions complète qui permet d’automatiser les tâches à faible valeur ajoutée, voire de processer ce qui peut l’être, sans aucune intervention humaine.  

La direction financière gagne du temps sur les workflows de validation et de sécurisation, et les collaborateurs peuvent se pencher sur ce qui crée vraiment de la valeur : économies sur la taxe, recommandations de trésorerie, optimisation des financements… 

Le second sujet qui les préoccupe, concerne le distanciel. Nous proposons des solutions Cloud, Full Web, et compatibles avec les outils de mobilité. Elles apportent une flexibilité accrue, avec une sécurisation forte.  

A chaque fois, nous échangeons d’ailleurs avec la RSSI de nos clients. Nous travaillons avec des clients très pointus qui nous disent constamment : « Nous sommes partants pour la digitalisation à condition d’avoir un circuit d’information ultra-sécurisé ! ». 

 

Comment les équipes accompagnent-elles cette mue digitale ? Sont-elles proactives ?

 Les équipes sont contentes pour une raison très simple, nous n’avançons que dans une démarche d’innovation utile. Chaque outil digitalisé correspond à un besoin, à un point irritant identifié. A partir de là, les équipes sont proactives, il n’y a aucun obstacle à l’acceptation. 

Je dirais même qu’il y a deux points clés : répondre à un « pain point » et proposer une facilité de déploiement. C’est pour ça que le Full Web et le Cloud sont incontournables. 

 

La fonction finance a la mauvaise réputation d’être la dernière à se digitaliser, est-ce vrai ?

Selon moi, cette réputation est usurpée. Ce qui est vrai en revanche, c’est que la DAF a encore un formidable potentiel pour la digitalisation, car son activité est majoritairement réglementaire et normée. Partout on structure, on industrialise, on met en place des outils de Business Intelligence. On passe de la saisie de données à la consultation, avec une aide à la décision. Et cette consultation est disponible partout, tout le temps et en direct. 

Donc, non, la DAF n’est absolument pas un mauvais élève. Mais elle peut encore parcourir beaucoup de chemin.  

 

Si on rentre dans le détail, qu’est-ce que la digitalisation implique pour les experts métiers ? 

Prenons un premier exemple : le fiscaliste. Auparavant, son rôle était de traiter des sujets liés à la taxe et de réaliser un déclaratif pour l’État. Désormais, c’est un Business Partner assumé. Il propose des économies et des améliorations à sa direction en continu. Le rôle de l’expert a évolué et le métier a changé. Le déclaratif est généré quasi automatiquement, des indicateurs clés ressortent, et le travail d’analyse peut alors commencer. 

Un autre exemple : les métiers de la gestion du cash et de la prévision de trésorerie. Aujourd’hui, les outils proposent à la DAF des simulations de trésorerie à moyen et à long terme. Ces propositions reposent par exemple sur une analyse de la balance client, de l’EBITDA, ou de toutes les données que l’on collecte sur les divers outils métiers digitalisés. Cela permet de mettre en place une stratégie de trésorerie avec une nouvelle vision prédictive. Cette culture du cash, du recouvrement et de la prévision, est capitale dans des temps incertains. 

 Pour tous ces métiers, l’objectif est d’apporter une proposition de valeur pour gagner de la croissance. 

 

 La digitalisation peut-elle faciliter le recrutement de nouveaux talents ? 

C’est un phénomène étonnant et très intéressant que je constate depuis deux ou trois ans. Les directions financières viennent nous voir avec un nouveau discours « Je n’arrive pas à recruter parce que mes outils sont trop vieux, trop moches, trop niches… ». 

Sur tous les pôles, mais surtout la comptabilité, on n’intéresse les jeunes qu’à condition d’avoir des outils attractifs et modernes. Les talents veulent capitaliser sur l’apprentissage de solutions sur lesquels ils peuvent se réemployer. Ils demandent à voir les outils en place avant de rejoindre l’équipe ! 

Le gros avantage, c’est que la DAF arrive à attirer de nouveaux profils. Très portés sur le pilotage et l’initiative ! 

Transformation digitale : et si cela vous coûtait plus cher de ne rien faire ?

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