Expert-comptable et conseil : comment donner un coup d’avance aux chefs d’entreprise ?

Aider les entrepreneurs à réussir : c’est le mantra des experts-comptables d’aujourd’hui. Grâce à l’automatisation des travaux comptables, ils peuvent vivre à l’heure de leurs clients, leur donner du recul sur l’exploitation, et même les aider à anticiper l’avenir. Comment les cabinets automatisés peuvent donner un coup d’avance aux chefs d’entreprise ?

L’expert-comptable a beau être le principal conseiller des dirigeants de PME, seuls 35 % des entrepreneurs considèrent qu’il leur apporte vraiment des conseils utiles dans les prises de décision impactant durablement leur entreprise. Et seulement 11 % considèrent qu’il les pousse à se poser les bonnes questions[1] !

Parmi les raisons de ce jugement sévère – certains diraient injuste, alors que la profession a consacré beaucoup d’énergie depuis mars 2020 à aider les chefs d’entreprise à survivre à la crise sanitaire, la principale explication tient sans doute à la vision classique d’une compta qui n’agirait que comme chambre d’enregistrement et livrerait des chiffres des mois après la clôture d’un exercice.

Mais il ne fait pas de doute que les experts-comptables d’aujourd’hui n’en sont plus là. En s’automatisant, ils se mettent en ordre de bataille pour répondre aux enjeux de leurs clients.

 

L’automatisation pour vivre à l’heure de l’entreprise

Disposer de données à jour constitue la première condition d’un accompagnement productif au quotidien. Pour que le cœur du cabinet puisse battre au rythme des entreprises, il doit pouvoir enregistrer les pièces au fur et à mesure. L’usage d’un portail partagé, sur lequel l’entreprise vient déposer ses factures d’achat et de vente, constitue un préalable.

Podcast : L’impact de l’automatisation sur la profession comptable : Ecouter l’épisode

Encore faut-il que ce flux soit continu. La communication des pièces comptables doit être aussi simple que possible. L’idéal : un dépôt sans tri préalable, comme si le cabinet recevait en direct les courriers et les mails des clients, des fournisseurs et des tiers. Les progrès de l’intelligence artificielle permettent de confier ce classement au cabinet, sans pour autant l’encombrer ou le surcharger de travail : le robot logiciel fait le tri tout seul – y compris entre les éléments comptables et des documents administratifs ou juridiques.

Pour les petits tickets – restaurants, carburant, stationnement, documentation, etc., la simplification est toujours à l’œuvre : il suffit au dirigeant de les photographier sur son smartphone pour que l’application les transmette au logiciel, qui les triera et les affectera aux comptes correspondants. Une pratique simple et presque ludique, qui prend quelques secondes. Simplifier la vie des chefs d’entreprise n’a t-il pas toujours été la promesse des experts-comptables ?

Côté cabinet, le temps passé à la saisie et à l’affectation est réduit à une simple vérification – le taux d’erreur tend vite vers zéro au fur et à mesure de son utilisation. Avec un premier résultat visible : l’expert-comptable vit à l’heure de son client. Son collaborateur peut répondre instantanément à toute question posée, et son interlocuteur n’a ni à attendre, ni à devoir fournir un complément d’information. Le cabinet suit le rythme de l’exploitation. Et il ne met pas l’entrepreneur en retard !

 

L’automatisation pour prendre un coup d’avance

Le dirigeant d’une PME se sent prisonnier du quotidien ? Il a raison. C’est toujours vers lui que ses équipes se tournent quand il y a un problème, quelle qu’en soit la nature : technique, commerciale, administrative ou sociale. Mais à se battre ainsi sur tous les fronts, il risque de passer à côté des questions financières.

Tout le temps gagné grâce à l’automatisation permet à l’expert-comptable de se concentrer, non sur les données, mais sur leur analyse, passant ainsi des chiffres aux enseignements des chiffres (les insights). Le robot met en lumière les points d’attention, et envoie des alertes dès qu’une situation devient anormale, ou même avant, lorsqu’elle risque de le devenir. A commencer par la trésorerie, encore et toujours le nerf de la guerre de toute entreprise.

La tenue à jour d’un plan de trésorerie constitue souvent la bête noire des patrons de PME. 36 % ont des doutes sur sa fiabilité, et 39 % reconnaissent des latences importantes pour son obtention[2]. Un bon plan de trésorerie nécessite une mise à jour très régulière. Ne pas en disposer, c’est prendre des risques inutiles, mais aussi passer à côté d’opportunités, par prudence… alors qu’on était en capacité de les saisir.

La trésorerie ne constitue pas le seul indicateur qu’un cabinet automatisé peut offrir à ses clients. Tous les dirigeants veulent disposer de tableaux de bord, leur permettant de savoir en un clin d’œil non seulement où ils en sont, mais aussi où ils vont. Le poids respectif des clients, leurs délais de règlement, la marge brute, les achats, l’autoproduction, autant d’indicateurs cruciaux dans un monde où tout s’accélère. 

Podcast : La dématérialisation des flux : Ecouter l’épisode

Pour répondre à ces besoins et fournir ces indicateurs opérationnels sans obérer la propre rentabilité du cabinet, l’automatisation et l’intelligence artificielle constituent aujourd’hui un passage obligé. Avec une tenue entièrement automatisée et alimentée au fil de l’eau, les experts-comptables disposent d’une information en temps réel pour accompagner et alerter leur client sans délai. Pour mieux lui recommander les actions à mettre en œuvre.

 Pour passer de l’information à la compréhension, la production automatisée de tableaux de bord constitue un élément-clé. 

Sylvain Moussé

Chief Innovation Officer de Cegid

 

Donner du recul pour mieux anticiper

On l’a vu, les dirigeants de PME – tout autant que les petites entreprises et les indépendants – manquent de recul sur leur quotidien, et comptent sur leur conseiller privilégié[3] pour leur donner des perspectives. L’intelligence artificielle et les capacités d’analyse prédictive, rendent plus que jamais possible ce rôle déterminant.

Comment se situer ? Que signifie un taux de marge de 25 % si l’on ne connait pas celui de ses concurrents ? Que penser des conditions accordées par ses fournisseurs ? Consacrer 55 % de sa marge brute à sa masse salariale dans un métier donné, est-ce trop ou pas assez ? Autant de questions auxquelles les experts-comptables étaient le plus souvent bien en peine de répondre.

La technologie change la donne : la profession va très bientôt bénéficier de benchmarks, via l’exploitation de l’ensemble des données recueillies au stade de la saisie. Elle disposera ainsi de références sectorielles ou géographiques auxquelles confronter la situation du client.

Comment décider ? Chaque décision de gestion comporte ses bons et ses mauvais côtés. Connaître les conséquences d’un investissement sur la croissance de l’entreprise, ou choisir tel emplacement plutôt que tel autre quand on est commerçant, c’est clé. Pour choisir en connaissance de cause, l’analyse prédictive croise données statistiques et informations recueillies par les outils Cegid, de sorte à construire et à comparer des scenarios que l’on teste ensuite. De quoi apporter un conseil renseigné et productif !

En les déchargeant des travaux répétitifs, l’automatisation a ouvert un nouveau champ de possibilités aux experts-comptables. En vivant au rythme de l’exploitation, elle permet à leurs clients de prendre un coup d’avance.

 

[1] Enquête Cegid – Février 2020 – Base 800 répondants – Entreprises de 1 à 49 Salariés

[2] Etude Grant Thornton, 2ème semestre 2020, réalisée auprès de 7450 dirigeants de PME

[3] Etude Cegid/OpinionWay, 2020


Rester informé

Recevoir gratuitement la newsletter Cegid

S'abonner