Secteur Public

Transformation numérique : 3 accélérateurs pour réussir en écosystème

14 Mar 2019

Dans un monde où de nouveaux services numériques entendent de plus en plus remplacer des services traditionnels, quel que soit le sujet, la capacité à ne pas limiter l’action de son organisation aux frontières naturelles de celle-ci est une clé majeure d’adaptation et de différenciation. Dans le secteur privé, cela se traduit avec le développement de stratégies dites « d’entreprise-plateforme » qui doivent permettre de remonter dans la chaîne de valeur de leur marché, pour éviter à l’entreprise de se faire désintermédier. Pour l’Etat, la terminologie est également celle de la plateforme, mais c’est plutôt la coopération entre de multiples acteurs différents qui est ainsi valorisée. Les organisations publiques, notamment territoriales, ont également cet enjeu de penser leur transformation en écosystème pour que celle-ci ait un vrai sens. Mais une telle transformation n’est pas un réflexe inné : il faut donc savoir s’appuyer sur toutes les initiatives déjà en cours qui sont de nature à faciliter et améliorer cette dynamique, comme les projets de dématérialisation ou les rapprochements en cours entre des communes. Et les territoires ont fort heureusement des atouts déjà en place ou en passe de l’être, qui vont leur permettre d’accélérer la démarche.

1.   La dématérialisation

La première dynamique sur laquelle une organisation peut capitaliser pour mieux se connecter à son écosystème est celle de la dématérialisation. Ce travail de fond réunit maintenant depuis des années autour d’objectifs communs ou comparables des acteurs publics comme privés. La dématérialisation est un socle solide pour favoriser les échanges de toute nature. Sa vocation est tout d’abord interne, évidemment, mais également externe, vis-à-vis de toutes les parties-prenantes dans la vie d’une entreprise, d’une collectivité ou de tout autre organisme.

Les projets de dématérialisation bien menés sont des facteurs forts d’harmonisation et de simplification des échanges entre structures. « D’un point de vue technologique, on voit émerger la cohérence quand les organisations s’engagent notamment sur la dématérialisation et le développement des services en ligne » rappelle ainsi Hélène Barrios, Directrice Générale de CegidPublic. Les projets étant souvent bien engagés, il s’agit donc en 2019 de systématiquement poser la question des nouveaux liens qu’il est possible d’établir grâce à eux, avec les acteurs de son écosystème. Ils ouvriront la voie à des échanges plus systématiques, plus automatiques et plus fiables – autant de caractéristiques essentielles pour assurer la vitalité et la cohérence d’un écosystème composéd’organisations très variées.

 

2.   La mutualisation

Les échanges plus simples, plus systématiques et plus fiables entre les acteurs rendus possibles par le numérique, doivent permettre de renforcer les coopérations utiles. Il ne s’agit pas tant de rejeter en bloc l’existant que de pouvoir être beaucoup plus pertinent sur des sujets qui taraudent depuis longtemps les territoires. En la matière, les projets de mutualisation ne sont certainement pas une découverte pour les organisations publiques, mais l’état actuel des technologies numériques permet potentiellement de les rendre beaucoup plus intéressants. Tout d’abord, pour ce qui est des socles technologiques eux-mêmes, la maturité des opérateurs, des éditeurs et des plateformes autour du Cloud, simplifient énormément des projets de rapprochements informatiques qui ont pu être par le passé vus comme autant « d’usines à gaz ». Ensuite, les initiatives de mutualisation ambitieuses sur le plan politique, s’avèrent souvent des opportunités précieuses pour mener à bien d’autres transformations. Par exemple, Jean-Noël Olivier, adjoint au directeur général, en charge de la stratégie et des systèmes d’information de Bordeaux Métropole, affirmedans les colonnes du magazine Alliancy, que le projet de mutualisation déjà en cours des 28 communes au sein de la métropole bordelaise a été pour lui une formidable opportunité. Cette initiative politique lui a permis de structurer une transformation numérique sur des aspects aussi divers que la sécurité de l’information ou la mise en place de nouveaux objets connectés dans une optique de ville intelligente.

 

3.   La collaboration

Profiter d’une meilleure collaboration entre son organisation et des entités externes implique des outils modernes, performants, ouverts – qui bénéficient d’un certain nombre de standards et de facilités propres notamment aux environnements Cloud, en Software as a Service (SaaS). Cela est d’autant plus vrai pour créer cette meilleure collaboration en interne également. En effet, comment attendre des collaborateurs qu’ils adoptent une posture de collaboration avec tout un écosystème – un parti-pris encore assez neuf – s’ils n’ont pas acquis cette culture au sein de leurs propres services et équipes ? Ce n’est donc pas une surprise : l’attention portée aux usages des collaborateurs et à la modernité des outils qui les concernent directement, sera en rebond un accélérateur notable pour des transformations qui englobent plus d’acteurs différents. En la matière, la pire erreur serait donc de sous-estimer le frein que peuvent représenter des outils anciens et peu performants sur les sujets opérationnels, tels que la gestion RH ou la gestion financière. Au-delà de la perte de temps et des complexités induites par des logiciels vieillissants, ils incarnent surtout autant de blocages invisibles mais réels pour l’émergence de nouvelles postures et pratiques agiles au sein d’une organisation.

 

Pour en savoir plus :

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