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Pourquoi l’industrie 4.0 nous remet-elle en question ?

Jusqu’en 2015, l’industrie 4.0 n’était qu’un concept. Depuis, elle est devenue une réalité et pousse les industriels à se remettre en question.
Un nouvel écosystème est né en à peine 2 ans. Autour de la smart industrie se retrouvent gouvernements, industries, éditeurs de logiciels et startups. C’est ce nouvel écosystème qui permet à l’industrie 4.0 de prendre son essor, tout en répondant à des défis paradoxaux : être moderne, connectée, agile, compétitive, ouverte à l’international et aux productions en très petites séries.

Une redistribution des cartes ?

L’industrie 4.0 permet de concevoir et de fabriquer un produit complexe et personnalisé. Elle est plus réactive et plus flexible que tout ce qui avait été imaginé dans les années 2000. Elle utilise des procédés de simulation virtuelle permettant d’anticiper tout le cycle de vie du produit avant même sa production. Résultat, l’industrie 4.0 vient modifier sensiblement l’équation du retour sur investissement.
Quand hier il fallait investir 1 milliard d’euros pour assembler 10 millions de voitures, demain il suffira d’investir 10 millions d’euros pour assembler 100 mille voitures. S’il faut toujours 100 € d’investissement par voiture produite, il faudra trouver 10 millions de clients dans l’usine traditionnelle, contre seulement 100 mille avec ces nouveaux concepts. Si le véhicule ne plait pas, dans un cas l’industriel perd 1 milliard d’euros, dans l’autre 10 millions. D’un seul coup, l’industrie 4.0 permet donc l’arrivée de nouveaux entrants qui pourront déstabiliser les marchés et acteurs traditionnels.

 

Fantasme ou réalité ? Le cas de Tesla Motors donne la réponse, dans des proportions et sur des enjeux certes différents de l’exemple théorique, Tesla est devenue après seulement 3 ans de production en série, un incontournable de l’automobile de luxe, aux côtés de prestigieuses marques centenaires.

Se réinventer pour ne pas disparaitre

On peut être traditionnel et aborder sereinement l’industrie 4.0 … tout autant qu’être récent et passer à côté, au risque de se faire balayer par cette nouvelle révolution industrielle. Ou bien encore, être un nouveau venu directement né avec les bons outils et dépasser en quelques années des concurrents séculaires.
Pour preuve lors de la grand-messe de l’électronique au CES 2017 à Las Vegas, de nombreux constructeurs automobiles historiques sont venus participer activement au salon, là ou auparavant seul Tesla et quelques autres nouveaux acteurs étaient présents.
Toute l’industrie bouge vers le Manufacturing 4.0, notamment l’automobile où chaque semaine de nouveaux partenariats sont noués entre des constructeurs et des acteurs de l’électronique et de l’informatique, comme Audi avec NVIDIA, PSA avec Orange et Ericsson, Renault avec Microsoft.

 

La capacité qu’auront les entreprise à s’adapter au numérique et aux technologies issues de l’Internet des Objets (IoT) sera un avantage décisif pour tirer tout le bénéfice de ces nouvelles méthodes de travail.
La flexibilité apportée par l’industrie 4.0 permet de mettre le client au cœur du schéma industriel. C’est une forme de retour à l’artisanat au niveau du service personnalisé, avec le meilleur des coûts et de la qualité, le tout, permis par l’automatisation.

Un SI et un ERP agiles

L’ensemble des relations entre l’industrie et son écosystème est repensé pour répondre à toujours plus de réactivité, de personnalisation et de qualité.
Tout le système d’information de l’entreprise doit s’adapter, depuis la gestion d’une simple pièce intelligente qui véhicule sur elle ses consignes de production, au pilotage d’une imprimante 3D qui vient apporter de la souplesse dans la personnalisation, en passant par la remontée d’informations en temps réel avec les objets connectés. Avec l’industrie 4.0, l’usine devient plus connectée, plus intelligente et se reposera sur un ERP qui aura su se repenser. Véritable chef d’orchestre, il devra piloter tous ces instruments de manière précise, fiable et simple. Mais l’ERP de l’industrie 4.0 devra également fournir une expérience utilisateur toujours plus conviviale avec suffisamment d’intelligence artificielle pour délester les charges sans valeur ajoutée et automatiser les processus.

 

Les business models bougent, de nouvelles façons de produire ont vu le jour, les attentes des consommateurs évoluent. Tout ceci n’est pas un effet de mode mais bel et bien l’avènement de l’industrie 4.0. Une nouvelle ère qui est déjà entrée en production mais dont le modelage n’est pas encore fini. Vaut-il mieux rester en retrait et voir l’avenir se construire sans nous ou bien prendre part à l’industrie 4.0 et tenter l’aventure ?

 

Pour en savoir plus sur l’industrie 4.0, faites notre diagnostic sur le sujet :

 

Industrie .0 : Quizz
 

Cet article vous est proposé en collaboration avec Emmanuel Gavache

Emmanuel Gavache

Emmanuel Gavache
Après avoir été Vice-Président des Achats de Renault-Nissan en Amérique-latine, puis responsable du secteur automobile chez CAPGEMINI CONSULTING, il occupe aujourd’hui les fonctions de Professeur à l’Université de São Paulo sur le Digital Manufacturing. Il exerce actuellement la fonction de PDG d’ERIDANIS et Président de SEN.SE. Il est co-propriétaire du cabinet d’expertise brésilien PARCEIROS LTDA.

10 avril 2017
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